rixe Le gouvernement français doit « reprendre la main » sur le musée du Louvre, « devenu un Etat dans l’Etat », afin de remédier aux « dysfonctionnements » qui ont permis le spectaculaire cambriolage survenu en octobre dernier, a déclaré jeudi le président d’une commission d’enquête parlementaire sur la sécurité des musées.
« Ce qui est frappant, c’est de voir que le Louvre est devenu un État dans l’État », a déclaré le député Alexandre Portier, en dressant un bilan d’étape des travaux de sa commission.
« Nos convictions à ce stade, très clairement, c’est que la tutelle, le ministère de la Culture, doit reprendre la main », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Paris.
« Le pilotage du Louvre est aujourd’hui défaillant », a encore estimé le président de cette commission, qui va entendre la semaine prochaine la ministre de la Culture, Rachida Dati, et la présidente du Louvre, Laurence des Cars.
Interrogé sur le maintien en poste de Mme des Cars, qui sera entendue mercredi, M. Portier a estimé que la « liste de défaillances » identifiées au Louvre après le vol du 19 octobre « aurait déjà conduit dans pas mal de pays et d’établissements à un départ depuis longtemps ».
Entendue lundi après-midi, Rachida Dati, candidate aux élections municipales à Paris et qui est en passe de quitter le gouvernement, devra elle notamment s’expliquer sur la « vraie dérive des pouvoirs publics » dans la gestion du musée le plus visité au monde, a ajouté le président.
Victime d’un vol spectaculaire d’un montant de 88 millions d’euros le 19 octobre, le musée le plus visité au monde a en outre annoncé jeudi dernier avoir été la cible d’une fraude géante à la billetterie qui a occasionné un préjudice de plus de 10 millions.
Le lendemain, une fuite d’eau avait également abîmé un plafond peint du XIXe siècle, contraignant l’institution à fermer certaines salles temporairement.
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