29/08/2013 17:09

Selon un sondage, 79% des jeunes enseignants souffrent du manque de reconnaissance

La moitié des jeunes enseignants éprouvent de "la frustration" face à leur métier et 79% d'entre eux se disent "insatisfaits" en terme de reconnaissance aussi bien symbolique qu'économique, révèle un sondage Opinionway diffusé jeudi.

Cette étude réalisée auprès de 499 enseignants du public de moins de 35 ans montre que 51% d'entre eux ressentent de la frustration. Les plus frustrés sont les 30-34 ans, ceux qui enseignent en primaire (55%) et/ou en zone rurale (58%).

Cette frustration est "nourrie par une insatisfaction du niveau de reconnaissance" avec 79% des personnes interrogées qui "se déclarent insatisfaites en terme de reconnaissance tant symbolique qu'économique".

Cette insatisfaction s'explique notamment par "le manque de reconnaissance" (58%), leur rémunération (51%), le manque de moyens (42%) et l'échec des élèves (32%), selon l'étude.

Les jeunes enseignants sont néanmoins 40% à se déclarer "enthousiastes" et 26% "optimistes" vis-à-vis de leur métier. Mais cette "disposition d'esprit positive" semble "être l'apanage des plus jeunes", des femmes et des enseignants qui n'exercent pas en ZEP, souligne le sondeur.

L'étude a été réalisée par l'institut OpinionWay pour la MAIF, conduite en ligne du 3 au 29 juillet 2013 auprès d'un échantillon représentatif de 499 enseignants du public de moins de 35 ans selon la méthode des quotas.

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Vos réactions

Portrait de mieuvoentendsa
30/août/2013 - 13h45
JPaul a écrit :

S'il y avait eu un peu moins de laxisme et un peu plus d'autorité dans l'éducation nationale (enseignants qui se mettent au niveau de leurs élèves, tenues débridées, language copié sur les élèves, etc ....) et un peu plus de soutien de la part de la hierarchie depuis les années 70 où les élèves avaient le droit de tout faire, nous n'en serions certainement pas là, donc qu'ils ne viennent pas se plaindre maintenant du retour de bâton.

Les années 70 ! 43 ans ! Mazette ! tu veux pas remonter à 1870 pendant que tu y es ? les enseignants dont tu parles ont déjà largement fait leurs trimestres et sont en retraites depuis belle lurette...Et j'en connais pas beaucoup d'aujourd'hui qui parlent comme leurs élèves (parce que faut voir comment parlent les élèves...)...Par contre, les parents et leurs enfants rois....Oui ! Voilà la plaie de l'enseignement !
Portrait de Patatras1
30/août/2013 - 08h00
6'6'6 a écrit :

chacun choist sa vie...

 

ceux qui sont jaloux des profs, rein ne les empêhé de passer les concours pour devenir profs, plus toutes les boites du privé qui embauchent des profs sans concours

 

ceux qui ne sont pas contents d'être profs peuvent changer de métire

 

chacun choist sa vie...

Si à chaque fois que l'on émet une opinion sur les avantages ou les inconvénients (supposés ou réels) d'une profession ou d'un statut, on s'entend dire "si c'est si bien, tu n'as qu'à le faire / si c'est si nul, tu n'as qu'à changer", cela rend nulle toute critique et ne favorise pas l'évolution des conditions de travail des uns et des autres.

Or, tout n'est pas motivé par l'envie, la jalousie ou la rancoeur.

Certes, insatisfait, on peut toujours changer de place. Mais on peut aussi souhaiter rester à la sienne et agir à son niveau pour faire un peu bouger les lignes en considérant qu'aucun système n'est figé. Simplement parce que l'on aime son boulot, tout en regrettant un état de fait ou en n'adhérant pas à certaines pratiques.

Portrait de kiwi15
30/août/2013 - 03h13
lucian a écrit :

J'invente peut-être des expressions mais moi je sais la définition de condescendant et vous ??smiley

Je ne sais pas si vous êtes prof mais vous avez l'air blazé. On a l'impression en vous lisant qu'entrer dans une classe c'est le Vietnam. Il n'y a pas que des tarés, il y a des gamins normaux aussismiley

Moi un quart d'heure dans une classe, j'en tues deux pour l'exemple. Je n'ai pas la vocation.

 

J"ai de la famille qui l'est smileyDieu merci il y'en a oui, mais en ZEP, les cas sont réellement de véritables cas smiley

Portrait de TheVoice
30/août/2013 - 01h37 - depuis l'application mobile

Dans les entreprises, les gens sont "encadrés" : ils ont des collègues et surtout des responsables avec qui ils peuvent discuter, obtenir du soutien, des décisions... Un enseignant, a contrario, fait toute sa carrière en étant seul, seul face aux élèves. L'encadrement est inexistant. Alors lorsque vient le fameux "inspecteur", ça prend des proportions énormes car ce "flic" est finalement le seul a donner du Feed-back et a "juger" l'enseignant... sachant qu'il vient tous les 3 ans (et encore...).

Portrait de flynil
29/août/2013 - 23h36

témoignage d'élève : ça m'exaspère qu'on critique les profs comme ça ! J'ai connu des prof extra avec qui j'ai créé des liens . Je ne savait pas que le but dans la vie était de s'entretuer.

Alors aimons nous ( et non je ne vis pas dans un monde de bisounours) smiley

Portrait de Danux
29/août/2013 - 23h16
greg92 a écrit :

ça a surement dû être déjà dit plus bas mais ce n'est que mon avis que de dire qu'il y a bien d'autres catégories professionnelles telles que les ouvirers par exemple qui souffrent également de ce manque de reconnaissance sans pour autant publier un article à ce sujet...et en plus les ouvriers peuvent se faire virer, eux...

On parle des connaissances requises car les enseignants, contrairement aux ouvriers, doivent avoir un master (bac +5 donc), et une fois plongé dans le bain du métier, touchent un smic. C'est là que ce n'est pas normal. D'autant plus que la réforme du bac+5 est passée pour revaloriser le niveau et la formation des enseignants, sauf qu'ils ont "oublié" de revaloriser le salaire.

Portrait de kiwi15
29/août/2013 - 23h08
lucian a écrit :

J'ai eu des profs qui remplissaient le tableau de fautes d'orthographes. Alors vôtre "quand même", j'en rigolesmiley

A la question "Vous voulez qu'ils fassent quoi pendant que les élèves sont en vacances ? Le ménage ?". Qu'ils partent en formation pour apprendre à tenir une classe de 35 élèves, ca serait déjà un bon débutsmiley

Faire des fautes d'orthographe est une chose, inventer de nouvelles expressions en est une autre.

Les enseignants sont là pour enseigner, pas pour apprendre à des idiots délaissés par leurs parents à bien se tenir en société. Et même si ça faisait parti de leur métier, ne pensez-vous pas que cette "formation pour apprendre à tenir une classe de 35 élèves" devrait être proposée dès leur formation initiale ? On leur apprend à faire un cours, mais pas à interargir avec des cas. On ne nait pas avec le don divin de savoir tenir une classe, bizarrement.

J'aimerez vous voir devant une classe remplie d'élève, un quart d'heure serait déjà trop pour vous. 

Portrait de Xav44
29/août/2013 - 22h03

Actuellement, le temps de travail d'un enseignant de collège ou de Lycée est de 18 heures par semaine (20 heures pour l'EPsmiley. C'est, pour les professeurs certifiés, le seul élément fixe et clair relatif au temps de travail qui leur est demandé. Il a été fixé par un décret datant de1950.Rendez-vous compte ! 18 heures par semaine ! Quel salarié ne voudrait pas travailler aussi peu pour d'aussi bons salaires ? (27 h semaine pour un instit, c'est dèjà plus raisonnable !)Comment le législateur a-t-il pu créer en 1950 un statut aussi avantageux ?En fait, ce temps a été conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures hebdomadaires.En effet, le temps de travail légal de l'époque s'il était légalement de 40 heures par semaine, était en réalité d'environ 42h par semaine, sur 50 semaines.Mais que s'est-il passé depuis pour les enseignants ? Rien ! Alors que pour les autres salariés il y a eu la 3ème semaine de congés payés en 1956, puis la 4ème en 1969. Les 40 heures réelles ont été atteintes au début des années 70 (elles étaient un droit depuis 1936).Mais ça n'est pas fini : il y a eu les 39 heures et la 5ème semaine en 1982, puis les 35 heures en 2000. En somme, le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25%. Mais les enseignants doivent toujours le même service.C'est au moins un enseignant qui écrit cela, vous dîtes-vous en lecteur éclairé ! Certes je l'avoue, je fais partie de ces privilégiés. Car comment peut-on parler de temps de travail sans parler des vacances ?Eh bien justement, le législateur a tout prévu et cela de deux façons : D'abord, 45 heures dues quand les autres devaient 42, ça c'est pour les petites vacances (Toussaint, Noël, Pâques). Donc notre temps de travail était annualisé. Mais, et les 2 mois d'été alors ? Là, c'est un tout petit peu plus compliqué. Certains enseignants ne le savent même pas d'ailleurs. Cela se situe au niveau de la grille des salaires. Notre grille a été, elle aussi, fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau Bac +3. Mais à cette grille, il nous a été retiré 2 mois de salaires, puis le résultat a été divisé par 12 (pour recevoir un salaire chaque mois). Par exemple si un inspecteur des impôts est payé 2000 Euros par mois il recevra 24000 Euros par an, alors que pour la même qualification,  un enseignant recevra aussi 2000 Euros par mois mais sur 10 mois, soit  20000 Euros par an. Cette somme est ensuite divisée par 12 et donne 1667 Euros par mois.Eh oui, chers lecteurs, les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances. Oui bon d'accord, peut-être que nous ne sommes pas si privilégiés que cela concernant le temps de travail. Mais côté salaires, quand même, nous ne sommes pas à plaindre !Soit, comparons : Nous sommes nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé comme du public. Mais, à mes yeux, l'exemple le plus frappant de la dégradation de la valeur que la nation accorde à ceux qui éduquent ses enfants est le suivant : Le salaire de départ d'un enseignant en 1970 était 2 fois supérieur au SMIC. Aujourd'hui, il n'est plus que 1,2 fois plus élevé. Autrement dit, si comme le PS l'a écrit le SMIC augmentera de 25% au cours des 5 ans à venir (et l'UMP l'a augmenté au même rythme annuel dès cette année), un enseignant débutant gagnera moins que le SMIC.Faudra-t-il en arriver là pour que la société se rende compte de la dégradation de notre situation?Je n'évoquerais pas les conditions de travail, l'évolution des élèves, les réunions multiples, Alors oui, le décret de 1950 est vieux ! Il est vraiment temps de le toiletter comme le disent nos gouvernements ! Mais dans quel sens ? En travaillant plus pour gagner autant ?

Portrait de Xav44
29/août/2013 - 21h48

Franchement quand je lis les commentaires ici je me demande comment ce chiffre n'est que de 79%! Si vous voulez les "avantages" le concours est publique et ouvert , il faut en profiter! Les profs ne font que 18 heures? Et ils ne preparent rien? arrivent devant les élèves les mains dans les poches? et les notes elle tombent du ciel? Sans compter les reunions Parents Profs les conseils de classe... Et les rendez vous que les élèves vous fixent  à 18 Heures 30 car" papa il travaille!" (et moi non peut etre????)

Pour les vacances, certes elles sont la! Mais Juillet Aout ne sont pas payés! Il reste donc 7 semaines de congés payés, prise sans avoir le choix des dates! 

Alors tous ces clichés me font rire et d'un coté me donnent de moins en moins envie de m'investir! 

Portrait de Xav44
29/août/2013 - 21h32
Xanadu029 a écrit :

Rien ne sert de discuter avec ces glandus So-Cialis  jusqu'a la moelle !!!  Profs  peut etre mais le mot travail ils n'ont jamais appris la signification  !!!

Vous avez raison de vrai faigants ces profs, ils ne font rien, toujours grevistes, socialiste ou coco meme! Ca se plaint toujours et ca ne fait jamais rien! Ils font quoi 18 heures par semaine, pfff!

Portrait de waze
29/août/2013 - 21h02
vega12 a écrit :

Absolument d'accord !

 

Le problème c'est qu'ils vivent en dehors de la réalité.

Comment peuvent-ils s’imaginer une vie où il faut travailler 6 jours sur 7 et profiter de 5 petites semaines de vacance dans l'année !

 

Avant d'être professeur des écoles, comme beaucoup, j'ai travaillé pour payer mes études, j'ai travaillé de nuit, à la chaîne... Et ces métiers difficiles et pénibles m'ont poussé à me battre pour faire le métier dont je rêvais : professeur des écoles. J'en suis fière et j'espère bien que les gens se rendent compte que je n'ai pas choisi ce métier pour " les vacances".

Chaque métier a ses avantages, CE, 13e mois, prime etc.

Arrêtons un peu de cracher sur tout le monde, apprécions chacun ce que nous avons !

Portrait de vega12
29/août/2013 - 20h37
erdisia a écrit :

Ils n'ont jamais quitté le monde enseignant de leur vie, d'élève , étudiant ils sont passés instits....oh pardon prof (!) ils étaient donc bien informés de leur choix puisqu'ils y baignent depuis toujours , alors c'est quoi le problème......un psy peut être ?

Personne ne les a obligé , alors basta 

Absolument d'accord !

 

Le problème c'est qu'ils vivent en dehors de la réalité.

Comment peuvent-ils s’imaginer une vie où il faut travailler 6 jours sur 7 et profiter de 5 petites semaines de vacance dans l'année !

 

Portrait de vega12
29/août/2013 - 20h25
alguebrune a écrit :

Pour ceux qui ne comprennent pourquoi les enseignants sont fatigués et souffrent d'un manque de reconnaissance, il suffit d'aller passer quelques jours en classe (primaire ou collège). Souvent les parents, en zone sensible, demandent de l'aide car ils n'arrivent plus à se faire obéir de leurs propres enfants. Alors les enseignants doivent faire avec et ce n'est pas simple : insolences , insultes, refus de travail (un grand classique), menaces, dégradations, violences diverses pour se faire exclure : ce sont des élèves en souffrance qui cherchent à pousser à bout pour :

- qu'on  s'occupe d'eux

- qu'on souffre autant qu'eux

Autant dire qu'il faut des trésors de patience et parfois de courage pour résister à cette pression ...   Alors si, en plus, les enseignants sont méprisés (certains parents les traitent plus bas que terre) sur leur lieu de travail ou dans les médias (les gens aiment bien dénigrer les enseignants et c'est souvent une forme de vengeance par rapport à leur vécu) alors oui, c'est dur !!

Effectivement cela doit être dur !

 

Mais bon, il y a tellement de compensation en termes de vacance ou de périodes de non-travail comme le mercredi ou le samedi que toutes ses dures conditions de travail sont largement compensées !

Portrait de jpapoo
29/août/2013 - 20h15

Je pense qu' il y a erreur;

Selon un sondage, 79% des jeunes enseignants souffrent du manque de (re) connaissance

 

Le RE est de trop!!!!

Portrait de flynil
29/août/2013 - 19h52
erdisia a écrit :

Vipaires ???????????????????????

 

une "reflexion" sur la forme facile, mais celle sur le fond me semble difficile pour vous...

Portrait de flynil
29/août/2013 - 19h09

J'aime bien les langues de vipaires de ce forum : aucun respect pour les enseignants. Je sors du lycée et les profs ne sont pas là seulement pour débiter leur cours... ils nous transmettent aussi des VALEURS !  Alors stop cracher sur tout ce qui bouge : vous ne faites qu'entretenir le pecimisme!

 

Portrait de kiwi15
29/août/2013 - 18h58
lucian a écrit :

Parce que la retraite est de plus en plus loin et je préfère faire un métier qui me plait. 

2 mois en été, 2 semaines en octoblre, 2 semaines pour noel, 2 semaine en avril, c'est tranquille comme meme le métier d'enseignantsmiley. A vous entendre c'est pire que l'usine.

Vous voulez qu'ils fassent quoi pendant que les élèves sont en vacances ? Le ménage ?

Allez faire cours à une classe de 35 excités qui prennent chaque parole de l'enseignent pour une provocation, on verra si c'est "tranquille".

Et vous faites bien de ne pas devenir professeur, on dit "quand même", et non pas "comme même".

Portrait de alguebrune
29/août/2013 - 17h25

Pour ceux qui ne comprennent pourquoi les enseignants sont fatigués et souffrent d'un manque de reconnaissance, il suffit d'aller passer quelques jours en classe (primaire ou collège). Souvent les parents, en zone sensible, demandent de l'aide car ils n'arrivent plus à se faire obéir de leurs propres enfants. Alors les enseignants doivent faire avec et ce n'est pas simple : insolences , insultes, refus de travail (un grand classique), menaces, dégradations, violences diverses pour se faire exclure : ce sont des élèves en souffrance qui cherchent à pousser à bout pour :

- qu'on  s'occupe d'eux

- qu'on souffre autant qu'eux

Autant dire qu'il faut des trésors de patience et parfois de courage pour résister à cette pression ...   Alors si, en plus, les enseignants sont méprisés (certains parents les traitent plus bas que terre) sur leur lieu de travail ou dans les médias (les gens aiment bien dénigrer les enseignants et c'est souvent une forme de vengeance par rapport à leur vécu) alors oui, c'est dur !!