07/08/2013 10:13

Jean-Yves Charlier vient d'être nommé nouveau PDG de SFR

Jean-Yves Charlier, nommé cette semaine PDG de SFR, deuxième opérateur français, en remplacement de Stéphane Roussel qui lui repart dans la maison-mère Vivendi, hérite d'une entreprise chahutée par la concurrence et dont l'avenir est en discussion au sein même de Vivendi.

M. Charlier reprend ainsi la totalité de la direction de l'opérateur.

Il avait été nommé directeur général de SFR en mai dernier, tandis que Stéphane Roussel, alors PDG, ne conservait plus que la présidence du conseil d'administration de l'opérateur.

M. Roussel quitte maintenant cette fonction pour devenir "membre de la direction générale de Vivendi", a indiqué le groupe dans un communiqué.

Jean-Yves Charlier, un Belge de 49 ans, est le quatrième dirigeant en un an et demi à la tête de SFR après Frank Esser, Jean-Bernard Levy, et Stéphane Roussel, sans compter Michel Combes dont l'arrivée avait été annoncée, puis annulée au dernier moment, et qui a pris depuis les fonctions de directeur général d'Alcatel-Lucent.

Cette valse des dirigeants témoigne de la période difficile que traverse l'opérateur depuis l'arrivée de Free Mobile début 2012, qui a ouvert une véritable guerre concurrencielle sur le marché du mobile, mais aussi de la fébrilité de Vivendi dans sa volonté de en se concentrer sur ses activités médias.

Le conglomérat a d'ailleurs récemment annoncé son intention de céder la majorité de ses parts dans sa juteuse filiale de jeux vidéo américaine Activision Blizzard ainsi que la cession prochaine au géant des télécommunications émirati Etisalat de sa filiale Maroc Telecom.

Le cas de SFR reste plus problématique et les dirigeants de Vivendi ont évoqué plusieurs sénarios le concernant, comme l'entrée en Bourse ou encore sa séparation définitive avec la maison mère.

Dans le cas d'une séparation avec Vivendi, SFR qui représente encore près de 40% du chiffre d'affaires du groupe, porterait alors la majorité de la dette actuelle, qu'il pourrait rembourser avec des cash-flows par la suite.

Nombreux obstacles

Mais, selon les analystes de Citigroup, ce schéma rencontrerait de nombreux obstacles tels que la baisse continue des bénéfices de SFR, la concurrence de Free Mobile ou encore un durcissement de la législation.

Pourtant, après le séisme provoqué par Free, SFR commence à remonter lentement la pente en réussissant à endiguer l'érosion du nombre de ses abonnés. Il compte maintenant sur la simplification de ses offres et le lancement de la 4G pour se relancer.

Le premier coup d'éclat de M. Charlier en tant que directeur général a d'ailleurs été l'annonce fin juillet de l'ouverture de négociations avec l'opérateur Bouygues Telecom pour partager une partie de leurs réseaux mobiles.

Tout en conservant une capacité d'innovation autonome et une indépendance commerciale totale, cette mutualisation d'une partie des réseaux leur permettrait de "relever le défi que représente l'investissement dans les réseaux à très haut débit" tout en "offrant à leurs clients respectifs la meilleure couverture géographique et la meilleure qualité de service", ont ils expliqué.

Filiale à 100% de Vivendi, SFR comptait fin mars 2013 près de 21 millions de clients mobile, dont près de 17 millions d'abonnés, et plus de 5 millions de foyers abonnés à l'internet haut débit.

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Vos réactions

Portrait de nicoman81000
7/août/2013 - 11h10

Dommage qu'SFR réagisse lentement à la concurrence car c'est un opérateur qui a beaucoup de potentiel. (réseau l'ADSL )

Portrait de Palicoda
7/août/2013 - 11h09 - depuis l'application mobile

Cela ne changera rien pour les abonnés, et c pour celà que je suis parti de chez eux après 16 ans d'abonnement aucun effort n'est fait dans ce sens.....tant pis pour eux!!!