26/07/2013 11:42

La justice russe a rejeté en appel la demande de libération anticipée de Nadejda Tolokonnikova, membre des Pussy Riot

La justice russe a rejeté en appel vendredi la demande de libération anticipée de Nadejda Tolokonnikova, membre du groupe contestataire Pussy Riot, qui purge une peine de deux ans de camp pour une «prière punk» contre Vladimir Poutine.

«Libération refusée pour Tolokonnikova, maintien en détention jusqu’au terme de la peine», a écrit sur Twitter un membre du groupe contestataire Voïna lié aux Pussy Riot, qui suivait l’audience à Saransk (Mordovie, 650 km à l’est de Moscou).

C’est dans cette région que Nadejda Tolokonikova purge sa peine de deux ans de prison.

Une porte-parole de la Cour suprême de Mordovie, l’instance régionale qui examinait le dossier en appel, a confirmé cette information par téléphone à l’AFP.

Le Parquet avait demandé que la libération conditionnelle anticipée soit refusée à Nadejda Tolokonnikova, mère d’une petite fille, et maintenu qu’elle devait effectuer l’intégralité de sa peine.

La jeune femme avait déclaré à l’audience qu’elle ne reconnaîtrait jamais sa culpabilité.

«Je contesterai ma condamnation jusqu’au bout, je porterai l’affaire devant la Cour suprême russe», avait-elle déclaré selon l’agence Rapsi.

«Je ne reconnais pas ma culpabilité et ne la reconnaîtrai pas. J’estime que ce n’est pas une erreur, comme l’affirme l’administration du camp, mais une force, car j’ai des principes et je vais les défendre», a ajouté la jeune femme.

Elle a déclaré recevoir «des milliers de lettres» de soutien dans le camp de détention pour femmes où elle purge sa peine.

La demande de libération avait été refusée en première instance en avril.

La justice russe avait rejeté mercredi la demande de libération de Maria Alekhina, également membre du groupe Pussy Riot, qui purge sa peine dans l’Oural.

Tolokonnikova, une étudiante en philosophie de 23 ans, a été arrêtée en mars 2012 avec deux autres membres du groupe contestataire Pussy Riot, après avoir chanté une «prière punk» dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine».

Une vidéo, alors diffusée sur internet, avait fait sensation, à deux semaines de l’élection de Vladimir Poutine pour un nouveau mandat présidentiel.

Les jeunes femmes avaient indiqué avoir également voulu dénoncer «la collusion de l’Eglise et de l’Etat».

Les trois jeunes femmes ont été condamnées en août à deux ans de prison pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse».

L’une d’entre elles, Ekaterina Samoutsevitch, a été libérée en appel en octobre, sa peine commuée en sursis au motif qu’elle avait été interceptée par les gardes de la cathédrale avant d’avoir pu prendre part à la performance.

Trois jours avant le procès en appel, le président Vladimir Poutine avait estimé dans une interview que les jeunes femmes avaient eu ce qu’elles «voulaient».

L’affaire a suscité une mobilisation internationale.

Plus de 100 musiciens de renommée internationale, dont Madonna, Adele, Elton John ou encore Bryan Adams, ont appelé mardi à la libération des Pussy Riot.

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Vos réactions

Portrait de Flivia44
30/juillet/2013 - 08h15
jarod26 a écrit :

non ça sera pire smiley

smiley

Portrait de Flivia44
30/juillet/2013 - 08h15

Allez plus qu'un  an courage

Portrait de DarkAngel
30/juillet/2013 - 07h34
jlpicard a écrit :

Euhhh je ne comprend pas, Gégé nous a pas dit que la Russie c'était une démocratie ? On m'aurais menti ?

gégé est aveugle smiley

Portrait de DarkAngel
30/juillet/2013 - 07h33

C'est dommage pour elle

Portrait de Svarog
27/juillet/2013 - 17h57

En espérant que son séjour en camp lui serve de leçon a elle aussi.  

Portrait de Anonyme 1256
27/juillet/2013 - 15h40
GramParsons a écrit :

Pourquoi l'article ne précise-t-il pas qu'elles ont refusé la grâce présidentielle ? C'est un peu facile de venir pleurer après...

C'était il y a un an et elles n'ont pas refusé la grace, mais ont refusé de la demander, nuance. C'est mal connaitre ces passionaria anti Poutine de croire qu'elles vont se rabaisser à lui en lui demandant une grace qu'il ne leur accordera pas. Elles seraient déjà libérées sinon. Ce qui ne les empeche pas de vouloir faire casser cette peine trop sévère. Avec une grace, leur innocence ne serait pas reconnue, et ce qu'elles veulent c'est que leur innocence soit officiellement reconnue.

Portrait de Anonne Y Mousse
26/juillet/2013 - 14h27
jean.sachi a écrit :

Il y a un mot erroné dans le titre de l'article, il s'agit du mot justice. Celui-ci n'existe pas en Russie.

 

La justice existe, pour ceux qui respectent les lois russes. Je trouve que ça devrait être ainsi partout : pourquoi être juste avec ceux qui ne respectent pas les lois ? Pourquoi être juste avec des voleurs, des pédophiles, des assassins ?

Portrait de jlpicard
26/juillet/2013 - 13h04 - depuis l'application mobile

Euhhh je ne comprend pas, Gégé nous a pas dit que la Russie c'était une démocratie ? On m'aurais menti ?