25/06/2013 16:34

La condamnation de Silvio Berlusconi dérangerait l'Italie...

Les lourdes peines infligées à Silvio Berlusconi dans le procès du Rubygate risquent de perturber l'action du gouvernement d'union gauche-droite d'Enrico Letta, malgré l'absence de conséquences immédiates pour l'avenir politique du Cavaliere.

Cette fois, et les commentateurs l'ont relevé comme un "signal négatif", Silvio Berlusconi n'a pas réitéré son appui à l'exécutif après sa condamnation lundi à sept ans de prison et une interdiction à vie d'exercer un mandat public pour avoir rémunéré les prestations sexuelles de la mineure Ruby et fait pression sur la préfecture de Milan pour la faire relâcher après une interpellation.

La semaine dernière, quand la Cour constitutionnelle avait refusé d'annuler sa condamnation à un an de prison et à une interdiction de cinq ans de tout mandat public, pour fraude fiscale dans le procès Mediaset, le Cavaliere avait dénoncé "une persécution judiciaire sans précédent" mais s'était empressé d'assurer M. Letta de son "soutien loyal". Sous le choc d'un verdict qu'il considère comme d'"une violence inusitée", M. Berlusconi a surtout promis lundi de "résister" contre ceux qui cherchent "à l'éliminer de la vie politique".

Et ses avocats ont annoncé des recours dans toutes les instances possibles.

Ce regain de tensions a pesé sur le marché obligataire où l'Italie a emprunté 4,5 milliards d'euros à des taux repartis à la hausse. Pourtant, il ne se passera sans doute rien dans l'immédiat, selon les politologues.

Une chute du gouvernement ne serait pas obligatoirement synonyme d'élections, le PD de M. Letta pouvant très bien nouer une alliance avec les déçus du Mouvement contestataire Cinq Etoiles de l'ex-comique Beppe Grillo.

Le plus gros risque, pour Marcello Sorgi, éditorialiste de la "Stampa", est que le gouvernement se retrouve "sans marge de manoeuvre politique et sans la force nécessaire pour affronter la gravité" de la récession dans laquelle est plongée le pays.

Or comme le note son collègue à la plume acérée Massimo Gramellini, "plus que Ruby, ce qui ôte le sommeil aux Italiens ce sont les crédits à rembourser et trouver un emploi à leurs enfants".

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Vos réactions

Portrait de nexux
25/juin/2013 - 20h02
Looker2 a écrit :

Maintenant, il doit s'en taper comme sa premère chemise, vu que la loi Italienne prévoit que les personnes de plus de 70 ans ne sont incarcérées que pour des crimes de sang, ou liés au trafic de drogue. C'est pas demain la veille qu'il ira en prison.

Sa loi, faite sur mesure