31/05/2013 21:14

Un journaliste de France 3 blessé en Corse par une grenade assourdissante

Un journaliste de France 3 Corse Via Stella a été blessé jeudi soir à Bastia (Haute-Corse) par une grenade assourdissante en marge d'affrontements entre des militants nationalistes et les forces de l'ordre, a indiqué vendredi la rédaction de la chaîne.

Le journaliste reporter d'images (JRI), Pascal Alessandri, a été visé par une grenade assourdissante des forces de l'ordre qui lui a endommagé le tympan de l'oreille gauche à 50%, entraînant une perte d'acuité auditive et une incapacité temporaire de travail (ITT) de dix jours, précise France 3 Corse.

Le JRI a été blessé alors qu'il filmait les affrontements entre la police et des militants nationalistes critiquant une récente série d'interpellations dans le cadre d'un attentat à Corte (Haute-Corse) en 2012, ce qui a provoqué une vive réaction de la chaîne.

"Nous n'admettrons jamais qu'un journaliste identifié comme tel avec sa caméra à l'épaule, excentré du lieu des affrontements, soit ciblé volontairement", a déclaré France 3 Corse.

"Un journaliste blessé dans l'exercice de son métier parce qu'il prend des risques sur le terrain c'est compréhensible (...) Un journaliste pris pour cible délibérément par des forces de l'ordre qui le blessent sérieusement c'est inadmissible", a affirmé la chaîne qui "déposera plainte aux côtés de Pascal Alessandri dès lundi matin".

Mercredi et jeudi, des heurts ont eu lieu an centre-ville de Bastia entre des militants nationalistes et les forces de l'ordre, conséquence de l'interpellation cette semaine de plusieurs personnes dans le cadre de l'attentat à la voiture-bélier contre la sous-préfecture de Corte en avril 2012. Vingt-et-un policiers et gendarmes ont été blessés durant ces manifestations, selon le ministère de l'Intérieur.

La blessure du JRI de France 3 Corse rappelle l'histoire d'un adolescent de 14 ans grièvement blessé à Bastia en mars 2009 avec la mâchoire fracturée, après un tir tendu de projectile lors d'affrontements avec les forces de l'ordre en marge de la condamnation d'Yvan Colonna.

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Vos réactions

Portrait de MouniesPresident
1/juin/2013 - 13h27

Il n'était absolument pas dans l'axe des heurts, il était au même endroit que le photographe de Corse-Matin, c'est à dire en retrait sur le côté, les objectifs faisant leur travail pour zoomer. D'où les soupçons tout à fait normaux de sa direction quant au tir des forces de l'ordre