27/03/2013 18:32

Le nombre de détenus dans les prisons françaises a augmenté de 0,4% au 1er mars

Le nombre de détenus dans les prisons françaises a augmenté de 0,4% au 1er mars par rapport au mois précédent, à 66.995 personnes incarcérées, selon les statistiques mensuelles de l'Administration Pénitentiaire publiées mardi.

Par rapport au 1er mars 2012, le nombre de détenus est en hausse de 0,8%.

La "capacité opérationnelle" des établissements pénitentiaires étant de 56.920 places au 1er mars, le nombre de détenus représente un taux d'occupation moyen de 118 % contre 117% un mois plus tôt et 118,8% au 1er décembre 2012.

"En ce moment, nous avons 1.000 matelas par terre dans nos établissements pénitentiaires, donc nous sommes dans une situation de surpopulation carcérale assez inquiétante", a souligné la ministre de la Justice Christiane Taubira, lors d'une audition à l'Assemblée nationale par la mission d'information sur la mesure statistique des délinquances.

Au 1er décembre 2012, le nombre de détenus avait atteint un record de 67.674 personnes, étant reparti à la hausse à l'automne 2012 en dépit d'une circulaire de la Chancellerie invitant les parquets à faire des aménagements de peine une "priorité de politique pénale".

Parmi le total des personnes incarcérées, le nombre de prévenus (en attente de jugement) s'élevait à 16.799 au 1er mars, soit 25% des détenus. Les mineurs incarcérés étaient au nombre de 729 (+ 1,1% sur un mois).

Par ailleurs, 12.878 personnes bénéficiaient d'un aménagement de peine (semi-liberté, bracelet électronique...), en progression de 8,4% en un an et de 36,9% en deux ans.

Les acteurs de la justice et de la société civile, qui ont planché durant cinq mois sur les moyens de lutter contre la récidive dans le cadre de la conférence de consensus lancée par la garde des Sceaux, ont remis en février au gouvernement 12 recommandations fondées sur une remise en cause de l'efficacité de la prison.

Ces propositions, qui portent en particulier sur les peines purgées hors de prison (avec l'instauration de "peines de probation"), la fin des sanctions automatiques et la systématisation des libérations conditionnelles, doivent servir de base de travail au gouvernement pour élaborer un projet de loi attendu en juin en Conseil des ministres.

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Vos réactions

Portrait de Ruben1939
28/mars/2013 - 08h51 - depuis l'application mobile

Il n'y a pas de provocation, c'est la vérité , allez visiter et vous comprendrez....

Portrait de Klimt
27/mars/2013 - 22h37

Ca va si mal en France ? 

J'ai pu lire de ça et là sur le net que ça allait mal ches vous. 

Mais à ce point ? 

Avez vous un problème d'immigration ou est ce qu'un problème  de votre ministre qui aurait ouvert des possibiltées par ses discours ? 

Nous en Autriche n'avons pas autant de délinquance

Sommes nous une execption européennne ? 

Portrait de cpittet
27/mars/2013 - 20h26

j'ai bien cru qu'ils étaient 60 millions smiley