20/02/2013 16:25

Bernard Squarcini attaque Le Canard Enchaîné en diffamation: L'audience a lieu demain

L'ancien patron de la DCRI et Le Canard Enchaîné se retrouvent jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris, Bernard Squarcini poursuivant en diffamation l'hebdomadaire satirique qui avait affirmé en 2010 qu'il avait piloté des surveillances illégales de journalistes.

Alors que l'affaire Bettencourt battait son plein, Le Canard affirmait dans son édition du 3 novembre 2010 que, "dès qu'un journaliste se livre à une enquête gênante pour lui ou pour les siens", le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy "demande" au patron de la DCRI (contre-espionnage) Bernard Squarcini de "le mettre sous surveillance".

Malgré un démenti de L'Elysée jugeant l'accusation "totalement farfelue", Le Canard avait maintenu ses informations.

L'hebdomadaire, qui citait des sources anonymes au sein de la DCRI, affirmait qu'"un groupe" avait même été monté à cette fin, composé de "plusieurs anciens policiers des RG" (renseignements généraux), qui "se procurent les factures détaillées du poste fixe et du portable du journaliste à espionner".

"C'est totalement inexact", a affirmé l'avocat de Bernard Squarcini, Me Patrick Maisonneuve, tandis que "Le Canard ne retire rien" et "va sereinement à l'audience", selon l'avocat du journal, Me Christian Charrière-Bournazel.

Si l'ancien patron du renseignement français est mis en examen pour avoir fait analyser les factures téléphoniques détaillées, les "fadettes", d'un journaliste du Monde dans l'affaire Bettencourt, son avocat assure qu'il s'agit d'un "événement très ponctuel". "Tout le monde serait mis en examen", si un groupe ou une cellule avait été mis en place, a estimé Me Maisonneuve.

A l'époque, Matignon avait rappelé à l'ordre le ministère de l'Intérieur, en soulignant les principes de droit encadrant les écoutes, et en particulier l'accès aux "fadettes".

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Vos réactions

Portrait de Flivia44
23/février/2013 - 08h11

2010 !! Toujours aussi lent la justice Française