08/02/2013 09:32

La presse française particulièrement alarmiste devant la dangerosité de la situation en Tunisie

La presse française est particulièrement alarmiste devant la dangerosité de la situation en Tunisie à quelques heures d'une grève générale vendredi déclenchée après l'assassinat d'un opposant politique.

Pour Le Monde, cet assassinat "cristallise" une opposition de plus en plus frontale entre deux camps et il est clair, pour le quotidien du soir, qu'"Ennahda a laissé s'installer un climat délétère en tolérant une incessante série de violences à l'adresse de tous ceux qui ne pensent pas selon ses canons".

"Impuissance, inexpérience au gouvernement ou désir plus ou moins conscient de soumettre le pays à une islamisation rampante?", s'interroge le journal.

Pour Pierre Rousselin du Figaro, "la violence est devenue ouvertement partisane et gangrène désormais le débat politique".

Et l'éditorialiste de se poser cette question : "la société civile tunisienne peut-elle retrouver ses atouts fondamentaux pour sauver sa révolution?" "Cette lutte entre les tenants dune théocratie appliquant la charia et les tenants dun État laïque et démocratique a aussi une autre dimension", affirme Maurice Ulrich dans L'Humanité.

Selon lui, "la question religieuse en elle-même appelle la lutte et la résistance, tant elle signifie dobscurantisme et de régression". Dans La Croix, Jean-Christophe Ploquin juge qu'une "grande responsabilité pèse (...) sur Ennahda".

"Forgé dans lopposition au régime Ben Ali, ce parti sest historiquement enraciné dans des références islamiques. Il se veut démocratique mais donne des gages à des islamistes plus radicaux que lui", reconnaît-il.

Pascal Coquis des Dernières Nouvelles d'Alsace estime pour sa part que "lhistoire est prête à basculer une deuxième fois" en Tunisie et qu'il ne faut exclure aucun scénarios "de la chute du gouvernement dEnnahda à un coup détat militaire en passant par un blocage total du pays ou une ouverture gouvernementale".

"Faute dune opposition organisée, les islamistes, embusqués, ont été les profiteurs des révoltes populaires", avance Jacques Camus de La Montagne-Centre France.

Si, selon Jean-Marcel Bouguereau de La République des Pyrénées, ce pays est "le laboratoire dune nouvelle étape des révolutions arabes", "ce qui est en jeu, cest ni plus ni moins que le devenir dune démocratie en terre dIslam".

Dans Le Courrier Picard, David Guévart n'y va pas par quatre chemins : "la communauté internationale va encore se faire des noeuds aux cerveaux en attaquant sans état d'âme des islamistes qu'elle a, ailleurs, propulsés au pouvoir". Pour cet éditorialiste, "ils y confirment leur dangerosité".

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Vos réactions

Portrait de Volques
8/février/2013 - 11h09

La presse française ferait mieux de s'alarmer sur ce qui se passe dans notre pays : chômage, impôts, taxes, coût de la guerre au Mali,etc...

Portrait de claud34
8/février/2013 - 10h12

Tous les naifs qui ont cru ou voulu croire au "printemps" arabe se rendent compte maintenant qu'aprés l'automne il y a l'hiver.

Portrait de cheveuenquat
8/février/2013 - 10h05
balloo a écrit :

pas objective la presse Francaise non !!! Rien qu'à voir la précédente Election présidentielle, ou ils ont poussé au pouvoir Flamby et les 40 incapables suivi par 51% de crétins. Non, ert puis comme ca on va pouvoir tous les accueillir à nos frais. Comme d'hab

entièrement d'accord.