pâques
Journalistes "adoubés", "fait du prince", questions "convenues": les conditions de l'interview de Nicolas Sarkozy par quelques journalistes de télévision et de radio, exercice typiquement français, font grincer quelques dents au sein de la profession.
Laurence Ferrari pour TF1, David Pujadas pour France 2, Guy Lagache pour M6 et Alain Duhamel pour RTL: pendant près de deux heures, ces quatre vedettes du paysage audiovisuel français ont interrogé le chef de l'Etat en direct de l'Elysée lors d'une émission spéciale sur la crise.
Ce sont TF1, France 2, M6 et RTL qui ont "proposé" à l'Elysée d'organiser l'émission et l'Elysée y a "répondu favorablement", précise-t-on à la présidence. Les journalistes ont ensuite été choisis par leurs directions, selon les médias concernés. Mais certains de leurs confrères y voient le "fait du prince".
"Il y a les élus qui reçoivent l'onction et les recalés. Le critère du choix n'est ni rationnel, ni transparent. C'est la même chose depuis le général de Gaulle", a estimé Nicolas Demorand, présentateur sur France Inter. Jeudi soir sur Canal+, Jean-Michel Aphatie, en charge des interviews politiques à RTL, a taxé ses confrères sélectionnés de "journalistes assermentés".
"Ce choix nous surprend. Il n'y avait personne de la radio publique et de la presse écrite ou internet: ça ne représente pas la diversité des médias", a réagi Alain Girard pour le SNJ, premier syndicat de journalistes. Edwy Plenel, directeur de la publication du journal en ligne Mediapart a fustigé sur France 2 des journalistes qui "n'interrompent pas (M. Sarkozy), ne le contredisent pas, se contentent de l'accompagner par des relances très ouvertes".
"Interlocuteurs déférents, questions convenues (...). Pouvait-il en être autrement" alors que les journalistes ont été "adoubés?", a renchéri le SNJ-CGT. Interrogé sur Europe 1, David Pujadas a fait valoir que "ce genre d'exercice, à quatre, avait un côté beaucoup plus formel qu'une interview en face-à-face".
"Globalement, le boulot a été à peu près fait", s'est défendu M. Pujadas, le seul des quatre journalistes à s'être exprimé vendredi. Pour le sociologue Dominique Wolton, "c'était pareil sous Mitterrand et Chirac". "Traditionnellement, les journalistes français n'arrivent pas à imposer de contre-pouvoir dans ce type d'émission", notamment parce qu'ils sont "invités" à l'Elysée, et donc intimidés, souligne ce chercheur du CNRS.
Et avec M. Sarkozy, les journalistes se tiennent plus que jamais "à carreaux" parce qu'ils sont "confrontés à une personnalité autoritaire qui ne supporte pas la critique", selon lui. "Le roi reçoit dans son palais, ça incite à la révérence.
C'est comme si on interrogeait la reine à Buckingham... sauf qu'elle n'a pas de pouvoir politique", analyse Charles Bremner, correspondant à Paris du quotidien britannique The Times. "Mais c'est difficile. J'ai moi-même interrogé Sarkozy: il n'y a pas de possibilité de relance", reconnait-il.
Pour lui, cette "déférence" à l'égard du pouvoir est typiquement française: "en Angleterre quand on interroge le Premier ministre on ne met pas de gants. C'est comme un sport", raconte-t-il.
"Ces prestations sont toujours un peu drôles pour nous, Allemands. On a l'impression qu'elles sont préparées à l'avance. Chez nous la chancelière donne des conférences de presse: il n'y a pas toute cette mise en scène", observe Hans-Helmut Kohl, son confrère du Frankfurter Rundshau.
Par Juliette COLLEN
Vos réactions
j'ai regardé son journal aujourd'hui. je suis sure que c'est starko himself qui lui a écrit son edito et ses articles !:shock:
J'ai trouvé les journalistes nuls. Pujadas un peu au dessus du lot, mais quant même pas au niveau.
Chacun voulait placer sa question, être celui qui posera LA question piège. Mais en restant très posé, trop respectueux.
bref nul. Et pourquoi Yves Calvi n'y était pas?
Donc, on apprend que c'est à la demande des médias que M Sarkozy s'est exprimé. Qu'il a dit oui et que ce sont ces mêmes médias qui ont désigné leurs journalistes.
Donc aucune intervention de l'Elysée, aucune question préparée à l'avance puisque des sujets comme la guadeloupe ou les retraites n'ont pas été évoquées.
Malgré tout, on tente de créer une polémique, tout est de la faute de Sarkozy et les syndicats de gauche tentent de faire monter la mayonnaise avec l'aide de ceux qui n'ont pas été désignés.
Bientôt, on dira que les syndicalistes reçus à l'Elysée sont paralysés devant le Président et que si les accords capotent, ce sera également sa faute.
Quand on voit que sur des choses aussi banales, les journalistes essayent de nous faire prendre les vessies pour les lanternes, on ne peut que s'interroger sur le contenu de leur journaux qui doit être du même acabit.
une insolence toute relative, néanmoins ;)
Ce qui m'a fait marrer, c'est qu'à un moment hier soir, Pujadsa a sorti un qualificatif pour décrire l'activité du président et a pris soin de préciser que ce n'était pas un commentaire négatif de sa part :roll: :mrgreen:
Tu auras compri qu'il s'agissait de pur provocation. mais honnètement l'étroitesse d'esprit de certains me hérisse. Bien sur que tout ne va pas bien (ça se saurait) mais comme sur le blog les discussions sont loin d'ètre constructives, alors des fois je me défoule. C'est vrai que sa fait du bien je commence à en comprendre certains.
La bonne école ump sarkozyste..le mépris.....continuez...Pffffffff
Vous finirez bien par comprendre un jour.
Avec des idées très arrêtées, pourquoi veux-tu des commentaires ? ça n'en vaut même pas la peine !
Mais de rien.
Des journalistes pas au niveau pour un Président pas au niveau, quoi de + normal ? :8) :8) :8)
C'est le bal des aigris. Ils critiquent tous mais rêvaient d'en être ! Domenach le gauchiste, Aphatie le donneur de leçon incompétent, Demorand l'opposant et surtout Plenel dont le pauvre site payant a tellement de mal qu'il est obligé de faire de la surenchère pour qu'on l'invite sur les plateaux TV pour bénéficier de promo gratuite.
Vilaines et Jalouses :mrgreen:
En tous c'était vraiment bien cette interview, moi j'ai bien aimé à part Duhamel, j'aime pas sa tète. Sinon, ben pour les prochaines années, j'espère que les réformes iront bon train que Sarkosy ne déviera pas 'dun poil de sa ligne de conduite. Je continuerai à me marrer en voyant tous les fénéants, planqués et autres assistés s'agiter pour qu'on ne touche pas à leurs privilèges et qu'éventuellement on leur en donne un peu plus. Je pardonne ceux, qui trop abrutis, n'ont surement pas compris la moitié de ce qui c'est passé hier et qui se contentent de beugler comme des veaux.
J'attends vos commentaires...:D
dans le debat d'hier perso Duhamel je l'ai trouvé le meilleur, apres Pujadas, Lagache et Bouuuuuuuu mistinguette elle aurait pas été la que l'on ne s'en serait pas aperçu :lol:
Le moins que l'on puisse dire est que les questions des journalistes hier soir n'étaient pas très incisives.
C'était bien la peine de virer leurs prédécesseurs que le nain trouvait trop mous.
PAS Zemmour, il se mettrait à plat ventre devant son Maître aussi ! :roll:
Plutôt Domenach (Marianne), qui était bien remonté aussi :lol:
Y a rien à saisir !
Sans blague ?
:lol: :lol: :lol: +5*
y'a RIEN à dire, t'as pas saisi ???
Mais encore ? CQFD
Oui et toi tu n'as pas choisi l'option "orthographe" à l'école.
:lol: :lol: :lol:
cause toujours, tu nous intéresses....
Pffff meme avec d'autres journalistes ça n'aurait rien changer il est tetu veut faire ses réformes et c'est tout .
Vous l'avez voter c'est pour en BAVER ...
c'est vrai que les journalistes étaient complaisants hier, aucun n'a essayé de le mettre en difficultés. si on avait inviter des journalistes comme domenach ou christophe barbier ca aurait été mieux. il n'y a qu'en france ou le président choisi les journalistes qui l'interroge.
France, pauvre France ! Que tu as la mémoire courte ! ! ! ! Souvenez-vous des interwiews pendant la présidence de F. Mitterrand... Quant à Edwy Plenel dans l'après débat, il a été puant. Que des grandes gueules hargneuses ces socialos, mais rien dans le ciboulot ! ! !
ah elle est belle votre référence....tout en déconfiture....
c'était du tout cuit....dommage pour lui, il a raté sa prestation, les français attendaient des solutions rapides et on est resté sur notre faim...comme d'hab !
Excellente analyse en peu de mots
C'est exactement ça, juste des pleurnicheurs jaloux !
Interrogé le chef de l'état.....:lol: :lol: :lol: :lol:
elle faisait dejas débat avant alors après 1h30 de léchage de cul la polémique est encore la forcément
la meilleure emission avec sarkozy reste celle qu'il a fait sur france3 ou il avait de vrai debateurs face a lui
Elle peut...on ne l'a pas bousculé....
Ferrari inexistante.
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