15/11/2011 15:45

Un blogueur du JDD condamné pour injure publique de Mathieu Kassovitz

Le tribunal correctionnel de Paris a déclaré mardi un blogueur du Journal du Dimanche coupable d'injure publique envers Mathieu Kassovitz, mais a débouté le réalisateur qui avait également poursuivi France Info et L'Express pour l'avoir taxé de "révisionnisme" après ses propos polémiques sur les attentats du 11 septembre 2001. La polémique remonte au 15 septembre 2009.

Invité de l'émission "Ce soir ou jamais" sur France 3, Mathieu Kassovitz avait mis en doute les conclusions de l'enquête officielle sur ces attentats.

Dans un texte intitulé "Kassovitz redonne des couleurs à Goebbels", mis en ligne deux jours plus tard sur le site internet jdd.fr, Lilian Massoulier, un directeur de librairie, avait qualifié Joseph Goebbels, qui fut ministre de l'information et de la propagande de Hitler, de "nouveau maître à penser" de l'acteur et réalisateur. L'expression "revêt un caractère outrageant et dépasse les limites autorisées de la liberté d'expression", écrit la 17e chambre dans son jugement.

Elle a condamné M. Massoulier à une amende de 1.000 euros avec sursis, et à verser à Mathieu Kassovitz un euro de dommages et intérêts, ainsi que 1.500 euros au titre des frais de justice. Le tribunal a en revanche relaxé Jean-Luc Hees, directeur de la publication de France Info, et le journaliste Patrice Bertin, qui dans une chronique diffusée sur cette radio avait qualifié Mathieu Kassovitz de "révisionniste".

Ces propos constituent selon les juges "un jugement de valeur tenu par un journaliste dans le cadre de sa liberté d'expression".

Marc Feuillée, directeur de la publication du site lexpress.fr, et le journaliste Renaud Revel, qui l'avait comparé à l'historien révisionniste Robert Faurisson, ont également été relaxés. "L'histoire, je ne la révise pas, je la questionne", avait dit Mathieu Kassovitz devant le tribunal correctionnel, réfutant le terme de "révisionniste" qui pour lui revenait forcément à nier la Shoah. Les magistrats ont jugé au contraire que "la lecture de la chronique de Renaud Revel dans son entier n'impute aucunement à Mathieu Kassovitz d'exprimer ou de partager (...) les thèses soutenues par Robert Faurisson sur le génocide des Juifs au cours de la seconde guerre mondiale (...)".

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