

Dès vendredi soir, jeanmarcmorandini.com vous révélait l'article que Libération publiait samedi et qui détaillait le tournage d'une émission un peu particulière de France 2. La chaîne a en effet confié au producteur Christophe Nick "le soin de répondre à la question: jusqu'où peut aller la télé?".
Dans cette expérience, un individu était fermement invité par le responsable du laboratoire à infliger à une autre personne des secousses électriques de plus en plus fortes lorsque ce dernier fournissait de mauvaises réponses à ses questions. En réalité, aucun choc électrique n'était infligé, mais le cobaye l'ignorait. L'expérience avait montré que 62,5% des sujets n'hésitaient pas à infliger la décharge maximum.
Pour son documentaire, baptisé, selon Libération, "La zone Xtrême", Christophe Nick a simplement transposé l'expérience de Milgram sous forme de jeu télévisé, dans l'esprit des émissions de télé-réalité. Il s'agit de montrer que l'autorité d'un animateur de télévision peut pousser un candidat à commettre des actes qu'il croit être de torture.
Le quotidien Libération se montre dubitatif, Christophe Nick "use pour son documentaire anti-télé-réalité des mêmes moyens contestables que ces émissions qui poussent leurs participants, volontaires, à explorer leurs bas-fonds", écrit Libé.
Dans un communiqué publié samedi soir, France 2 estime, à propos de "La zone Xtrême", qu'"il ne s'agit en rien d'un programme de télé-réalité", à l'image de "Secret Story" ou "Koh-Lanta".
"Les documentaires qui seront diffusés lors de la soirée spéciale consacrée à ce sujet doivent permettre de comprendre les mécanismes de cette forme de télévision, le comportement des candidats, celui du public et enfin, celui des téléspectateurs et leurs rapports aux programmes extrêmes", assure France Télévisions.
France 2 précise enfin que les "résultats bruts" du tournage de Christophe Nick, auquel ont participé 80 candidats et qui a respecté "totalement" les conditions éthiques imposées par les scientifiques associés au projet, "doivent maintenant être analysés". Les résultats ne seront pas officialisés "avant plusieurs mois".
