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L’Union européenne annonce un durcissement de ses règles sanitaires concernant les laits infantiles vendus en Europe, après l’affaire des lots contaminés à la céréulide

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L'Union européenne renforce son dispositif de sécurité sanitaire face à la contamination de laits infantiles par la céréulide, une toxine à l'origine de rappels massifs de produits dans plusieurs dizaines de pays. Cette substance, produite par certaines souches de la bactérie Bacillus cereus, peut provoquer des vomissements soudains, des nausées et des troubles digestifs particulièrement préoccupants chez les nourrissons.

La crise sanitaire avait éclaté fin 2025, après la découverte de cette toxine dans des ingrédients utilisés par plusieurs grands fabricants de préparations infantiles. Les groupes Nestlé, Danone et Lactalis ont notamment dû rappeler de nombreux lots commercialisés en France, mais aussi dans plusieurs pays européens et sur d'autres continents.

Les investigations ont mis en évidence une contamination liée à une huile riche en acide arachidonique, un ingrédient entrant dans la composition de certains laits infantiles et provenant d'un fournisseur chinois. Face à l'ampleur des rappels, les autorités européennes ont décidé de renforcer les contrôles, notamment sur les ingrédients importés et les méthodes de détection de la toxine.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments a fixé une dose aiguë de référence de 0,014 microgramme de céréulide par kilogramme de poids corporel pour les nourrissons. Cette valeur scientifique permet d'évaluer les risques sanitaires et de déterminer les concentrations à partir desquelles des préparations doivent être retirées du marché.

Bruxelles a également demandé que les analyses portent sur les laits reconstitués sous forme liquide, et non uniquement sur les préparations en poudre, afin de mieux apprécier l'exposition réelle des enfants. En France, les autorités avaient anticipé ce durcissement dès janvier, en abaissant les niveaux de référence utilisés pour protéger les plus jeunes consommateurs.

La crise a également entraîné l'ouverture d'investigations après plusieurs signalements de troubles digestifs chez des nourrissons ayant consommé des produits concernés par les rappels. Deux décès de bébés ont notamment fait l'objet d'enquêtes en France, sans qu'un lien de causalité avec la consommation des laits rappelés ait été établi dans les informations initialement rendues publiques.

Les autorités sanitaires européennes soulignent que les nourrissons de moins de six mois sont particulièrement vulnérables aux complications liées à la déshydratation. Au-delà des rappels, cette affaire révèle les fragilités d'une chaîne de production mondialisée, dans laquelle un ingrédient contaminé peut affecter simultanément plusieurs fabricants et marchés.

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