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La situation financière du grand magasin BHV doit être examinée aujoud'hui par le tribunal des activités économiques de Paris

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La situation financière du BHV, institution parisienne, est examinée aujourd'hui par le tribunal des activités économiques de Paris, sur fond de graves difficultés financières.

L'enseigne, qui exploite notamment le BHV Marais et le BHV Parly 2, a annoncé mardi avoir demandé son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal de Lyon. Une démarche destinée à « préserver l'activité et l'emploi » et à « sécuriser son plan de relance », selon sa direction.

L'entreprise, qui employait encore 700 salariés en septembre, fait face à une accumulation de dettes, de fournisseurs impayés et de difficultés de trésorerie. L'inspection du travail avait déjà alerté la justice sur une possible cessation des paiements, tandis que les représentants du personnel réclamaient une intervention urgente.

Le maire de Paris Centre, Ariel Weil, a également saisi la procureure de Paris, dénonçant notamment « une série de manquements en matière de sécurité du bâtiment ». L'élu évoque également des cotisations sociales impayées, des retards de versement aux salariés et une soixantaine de procédures engagées par des fournisseurs.

De son côté, la direction met en cause le fonds canadien Brookfield, propriétaire des murs du magasin, qu'elle accuse de ne pas avoir versé des indemnités prévues contractuellement. « Ce qui manque aujourd'hui à ce magasin, c'est la trésorerie qui lui est due », affirme son président, Karl-Stéphane Cottendin.

Une version fermement contestée par Brookfield, qui « dément catégoriquement devoir une quelconque somme au BHV à ce jour ». Le groupe canadien estime au contraire que les difficultés résultent du non-respect des engagements contractuels du grand magasin.

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