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Christopher Lloyd, le célèbre Doc de "Retour vers le futur", se livre sans tabou sur ses addictions à la cocaïne et à l'alcool: "Ils ont dû me transfuser du plasma"

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Christopher Lloyd, inoubliable interprète du Doc dans la trilogie Retour vers le futur, revient sur ses années de dépendance dans ses mémoires, I"n My Own Time". À 88 ans, le comédien y évoque sa consommation de cocaïne, d’alcool et de cannabis, selon des extraits rapportés par le média américain "Page Six".

Son premier contact avec la cocaïne remonte aux années 1970, avant que les films de Robert Zemeckis ne lui apportent une renommée internationale. Après avoir rencontré une femme devant un club de comédie de Los Angeles, il raconte avoir consommé la drogue dans la voiture de celle-ci : «C'est tout ce qu'il a fallu. J'ai été accro presque immédiatement. J'adorais ça, et c'est là que ma dépendance à la cocaïne a commencé».

L’acteur de "Taxi "et de "Qui veut la peau de Roger Rabbit "décrit une addiction qui s’est progressivement installée dans son quotidien, tout en affirmant n’avoir jamais joué sur scène ou devant une caméra sous l’emprise de stupéfiants. Sans véritablement s’interroger sur les raisons de sa consommation, il se souvient : «Je savais juste que j'aimais ça, et très vite, c'est devenu une obsession».

Dans son livre, Christopher Lloyd relate également un épisode au cours duquel, après une nuit passée chez son neveu à Los Angeles, il a découvert que sa partenaire lui avait fermé l’accès à leur domicile. Sous l’effet de la drogue et de l’alcool, il aurait alors frappé les fenêtres à coups de poing, se blessant gravement.

«Le souvenir suivant que j'ai, c'est celui d'être allongé sur le sol de ma cuisine, en train de me vider de mon sang, et d'être pris en charge par les ambulanciers», écrit-il. L’importance de l’hémorragie a nécessité des soins d’urgence : «J'ai appris plus tard que j'avais perdu tellement de sang qu'ils ont dû me transfuser du plasma».

Après une opération et une rééducation physique, le comédien a suivi, en 1993, une cure de désintoxication de cinq semaines, sans que ce séjour mette immédiatement un terme à ses difficultés.

«J'ai rechuté à plusieurs reprises par la suite... Quelques années plus tard, le 1er avril, j'ai arrêté de boire pour la dernière fois», confie-t-il, résumant ce parcours par ces mots : «C'était le début, mais pas la fin».

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