paris Le syndicat Union-Indépendants a demandé à Uber Eats et Deliveroo de renforcer la protection des livreurs lors des prochaines manifestations, notamment en suspendant temporairement les commandes dans les secteurs dangereux, après les difficultés rencontrées par des coursiers et des chauffeurs VTC le 17 octobre.
« Nous avons eu énormément de remontées de livreurs et chauffeurs VTC qui se sont retrouvés samedi au milieu du chaos sans pouvoir se mettre en sécurité », a déclaré à l’AFP Fabian Tosolini, délégué national du syndicat, évoquant des travailleurs contraints de traverser des cortèges, exposés aux gaz lacrymogènes ou cherchant à échapper aux charges de CRS.
Selon Union-Indépendants, beaucoup ont été « pris au milieu des affrontements » et « en ont pris plein la figure tout le week-end sans que ça n’émeuve personne », a dénoncé son représentant, qui affirme avoir interpellé les plateformes mardi matin.
Le syndicat réclame la possibilité pour ces travailleurs « de se mettre en sécurité » et d’annuler une commande « sans perte de rémunération », ainsi qu’une compensation du manque à gagner et un dispositif d’alerte en temps réel signalant les « zones à risque ».
Majoritaire chez les livreurs indépendants et troisième chez les chauffeurs VTC, Union-Indépendants appelle également les restaurateurs et les clients à éviter de solliciter ces professionnels dans les périmètres dangereux, où il demande aux plateformes de suspendre les courses et les commandes.
Ces revendications ont aussi été transmises aux ministères du Travail et des Transports, tandis qu’Uber Eats et Deliveroo, sollicités par l’AFP, n’avaient pas réagi dans l’immédiat ; les dernières statistiques officielles recensaient en France, en 2024, 122 000 indépendants travaillant pour les plateformes, dont 51 000 chauffeurs et 71 000 livreurs.
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