16/10 18:31

Une infirmière du bassin d’Arcachon placée en garde à vue, soupçonnée d’avoir escroqué près d’un million d’euros à l’Assurance maladie

-

Une ancienne infirmière libérale d’Arès, en Gironde, a été placée en garde à vue pendant plus de huit heures à la gendarmerie d’Arcachon, dans une enquête sur des facturations suspectes à l’Assurance maladie.
Après avoir contrôlé son activité en 2021 et 2022, la CPAM de Gironde a relevé 75% d’anomalies, concernant notamment des soins facturés pendant l’hospitalisation de patients, des durées de toilette surévaluées et des actes effectués par ses remplaçantes.
Selon les informations rapportées par Le Figaro, l’organisme aurait appliqué ce taux aux cinq dernières années d’exercice de la professionnelle, qui a cessé son activité en mars 2025, pour estimer son préjudice à 910.000 euros.
«Pour les années 2020, 2023 et 2024, la CPAM extrapole sans preuve en appliquant ce taux d’anomalie. Elle doit prouver son préjudice, une application bête et méchante du Code de la sécurité sociale ne suffit pas», conteste son avocat, Me Henri Gata.
L’ancienne infirmière nie toute intention frauduleuse et attribue les trop-perçus de 2021 et 2022 à des erreurs de déclaration, notamment au maintien involontaire de facturations automatiques durant les hospitalisations.
Elle affirme également avoir reversé à ses remplaçantes 90% des honoraires correspondant à leurs actes, en conservant une rétrocession de 10%, alors que le fonctionnement habituel prévoit que les remplaçantes encaissent les honoraires avant de reverser la part convenue.
«Il n’empêche, au final il n’y a pas de préjudice pour la Sécurité sociale qui doit payer l’infirmière qui a effectivement réalisé un soin», soutient Me Gata.
L’affaire pourrait désormais se poursuivre devant un juge.

Ailleurs sur le web

Vos réactions