déserts médicaux Trois mille «docteurs juniors» en médecine générale seront déployés en France dès début novembre, puis 500 supplémentaires début mai, afin d’améliorer l’accès aux soins, a annoncé le ministère de la Santé.
Créé par une réforme votée en 2022, ce statut concerne les étudiants en quatrième et dernière année d’internat, portant leur formation à dix ans minimum, qui pourront exercer sous la responsabilité d’un médecin maître de stage.
Selon le cabinet de la ministre Stéphanie Rist, 80% seront affectés dans des territoires où l’accès aux soins est particulièrement difficile, notamment les zones d’intervention prioritaire (Zip), les zones d’action complémentaire (Zac) et les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).
Leur rémunération mensuelle dépassera légèrement 2.700 euros, auxquels s’ajouteront 400 euros de prime «d'autonomie supervisée» et une prime territoriale pouvant atteindre 1.000 euros en Zip ou 400 euros en Zac et QPV.
Des indemnités de garde sont également prévues, avec 420 euros pour une garde de 24 heures, tandis que les maîtres de stage pourront percevoir jusqu’à 3.200 euros mensuels selon leur participation aux gardes et leur lieu d’exercice.
Ce déploiement accompagne une hausse qualifiée d’«historique» des effectifs d’étudiants en santé, alors que la première génération ayant bénéficié de la suppression du numerus clausus en 2020 arrive à l’internat.
Le nombre d’internes en première année atteint ainsi 10.300 en 2026, soit une progression de 15% sur un an, de 24% depuis 2017 et de 36% depuis 2012, selon le ministère.
Celui-ci prévoit aussi de «doubler le nombre d'infirmiers en pratique avancée (IPA) en formation dès 2027», en permettant aux diplômés d’enchaîner directement les deux années supplémentaires nécessaires, «sans durée minimale d'exercice préalable».
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