14/10 17:31

Blocus des lycées: L’un des lycéens soupçonnés d’avoir participé au lynchage d’un commandant de police à Belfort remis en liberté sous contrôle judiciaire

-

Un adolescent presque majeu, de 17 ans et onze mois, mis en examen pour sa participation présumée à l’agression d’un commandant de police à Belfort le 2 octobre dernier, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, après dix jours de détention provisoire.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Besançon a ainsi infirmé son placement en détention, prononcé le 4 octobre et immédiatement contesté par son avocat, Me Arié Alimi, malgré les réquisitions du parquet général en faveur de son maintien.
Les faits s’étaient déroulés en marge d’une mobilisation devant le lycée Gustave Courbet, où quelque 200 jeunes s’étaient rassemblés avant des incidents comprenant des jets de projectiles, des tirs de mortiers et des dégradations.
Un policier en civil, qui soupçonnait l’adolescent de participer aux violences, avait tenté de l’interpeller près de la Savoureuse, avant qu’une lutte ne conduise les deux hommes dans la rivière, où le jeune avait été maintenu sur le ventre, le visage visiblement immergé pendant plusieurs secondes.
L’adolescent accuse le commandant d’avoir tenté de le noyer, tandis que le policier, après l’avoir ramené sur la berge avec un seul poignet menotté, avait été agressé par plusieurs personnes et avait brièvement perdu connaissance.
Le lycéen, qui s’était enfui avant d’être interpellé, avait reconnu en garde à vue avoir donné deux coups de pied à la tête du policier «à cause de l’adrénaline», puis avait notamment été mis en examen pour violences aggravées sur un policier.
Son contrôle judiciaire lui interdit de quitter le territoire national, de sortir de son domicile entre 19h30 et 7 heures, de se présenter devant un autre établissement scolaire que le sien et de participer à une manifestation.
Il lui est également interdit de communiquer sur les réseaux sociaux et de contacter les quatre autres mineurs mis en examen dans cette affaire, eux aussi placés sous contrôle judiciaire.
«Le parquet général n’entend pas exercer de recours contre cette décision», précise le communiqué du parquet.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de KERCLAUDE
15/octobre/2026 - 07h09

Drôle de justice, la musique n 'est pas la même du côté des forces de l'ordre.