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Un rapport parlementaire recommande d'interdire la vente des boissons énergisantes aux moins de 16 ans en raison notamment de leurs "effets nocifs" sur les adolescents

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Limiter l’accès des adolescents aux boissons énergisantes est l’une des priorités d’un rapport présenté par les députés Yannick Neuder (LR) et Sandrine Runel (PS), qui préconisent leur interdiction de vente aux moins de 16 ans et leur retrait des distributeurs automatiques.
Le ministère de la Santé envisage d’étudier cette proposition, invoquant « un faisceau d’arguments sanitaires et internationaux », sans soutenir à ce stade « explicitement une interdiction immédiate ».
Associant notamment caféine, taurine et sucre, ces produits sont commercialisés pour leurs propriétés stimulantes, mais leur consommation chez les enfants et les adolescents « peut bel et bien engendrer des effets nocifs », avertissent les rapporteurs.
Des troubles cardiovasculaires ou psychologiques ont déjà été signalés en France, principalement après une consommation excessive de caféine, parfois associée à l’alcool, tandis que le ministère souligne des liens avec d’autres comportements à risque.
Pour Sandrine Runel, l’objectif est aussi éducatif : « expliquer aux jeunes qu’ils n’ont pas besoin de ces boissons sucrées pour se maintenir en forme et lutter contre la fatigue ».
Le marché français est passé de 180 millions d’euros en 2016 à 780 millions en 2025, une expansion également illustrée par le lancement de Ciao Energy par Léna Situations, Inoxtag et Squeezie, qui a inquiété des professionnels de santé.
Le Syndicat des boissons sans alcool conteste néanmoins la proposition, dénonçant une mesure « arbitraire dénuée de tout fondement », alors que plusieurs pays européens ont déjà adopté des restrictions et que l’Angleterre prévoit une interdiction à partir d’avril 2027.
Les députés alertent également sur les cocktails alcoolisés prêts à boire, comme Vody, qu’ils qualifient de « nocifs pour la santé » et jugent particulièrement attractifs pour les jeunes en raison de leur prix et de leur promotion.
Selon le rapport, ces produits sont davantage présents dans les quartiers défavorisés et les Outre-mer, ce qui conduit les élus à proposer l’élargissement de la taxe « prémix » aux boissons prêtes à boire dépassant 12 % d’alcool.
Ils réclament aussi une application plus rigoureuse de l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs, notamment grâce à des tests permettant de vérifier le respect de cette obligation.
Estimant la réglementation publicitaire insuffisamment adaptée aux réseaux sociaux, la mission recommande également de supprimer l’autorisation de promouvoir les boissons alcoolisées sur les services de communication en ligne.
« Il y a urgence à agir », insiste Stéphanie Pierre, de France Assos Santé, qui décrit ces cocktails comme « des bombes pour la santé » bénéficiant d’une forte visibilité auprès des internautes.

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Vos réactions

Portrait de Z président
8/octobre/2026 - 10h22

Et sur les plus de 16 ans, pas d'effet nocif ? hum hum...