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Acte IV : Edouard Geffray annonce que dès demain "3.000 professeurs vont rejoindre des établissements" - 71.500 personnes dans les manifs aujourd'hui, dont 24.500 à Paris et 504 interpellations - Vidéo

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20h35: Le Ministre de l'Education Edouard Geffray annonce que dès demain "3.000 professeurs vont rejoindre des établissements" en difficulté 

Au 20h de TF1, le Ministre de l'Education Edouard Geffray annonce avoir identifié 114 lycées "rouges" 400 "oranges", en fonction de la situation dans laquelle ils sont en matière de manque de professeurs. Dès demain, "3 000 professeurs vont rejoindre ces établissements", annonce-t-il.

Et d'ajouter: "On a 3000 professeurs remplaçants qui, actuellement, ne sont pas devant les élèves [...] parce que jusqu'à présent, on savait mal les affecter, notamment. Dans les prochaines heures, on a 3000 professeurs qui vont rejoindre ces établissements"

Avant d'indiquer également que plusieurs centaines d’autres professeurs vont être recrutés, et la possibilité d’heures supplémentaires. Ces mesures vont coûter plusieurs millions d’euros, a-t-il dit. Interrogé sur le budget de 64 milliards de l’Éducation nationale, le ministre a affirmé qu’il était possible qu’il subisse quelques ajustements en cas de besoin.

19h32: Le ministère de l'Intérieur fait état de 71.500 personnes dans les cortèges et manifestations statiques en France aujourd'hui, dont 24.500 à Paris. "On estime que 55.000 personnes ont participé à des actions devant des établissements scolaires, une partie seulement ayant rejoint les manifestations", précise le ministère. Il souligne qu'il n'y a pas eu d'incident majeur dans les cortèges déclarés et/ou organisés par les syndicats.

En revanche, le ministère "note une augmentation des violences urbaines, en marge des mobilisations pacifiques de lycéens venant entacher leur expression légitime".

504 personnes ont été interpellées et 48 policiers et gendarmes ont été blessés.

18h15: La direction de Sciences Po annonce aux élèves que le campus de Paris va rester fermé demain et après demain.

"Cette décision, prise à regret, est la seule qui permette, dans les circonstances actuelles, d’assurer la sécurité des étudiants et des personnels ainsi que la continuité pédagogique", est-il précisé dans le mail envoyé aux étudiants.

17h48: «On va tous à Nation» : l’Union étudiante appelle à une manifestation sauvage

L’Union étudiante appelle tous les manifestants place de la Bastille à se rendre place de la Nation pour une manifestation sauvage. «T’es à Bastille ? Là tout de suite ? On part tous à Nation, manif sauvage géante», est-il écrit sur l’appel.

 

 

17h40: "Nous avons commencé un travail de fond pour que les lycéens soient plus et mieux représentés dans les instances académiques et nationales", indique le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray à l'issue d'une réunion avec des représentants de lycéens.

"Nous allons également travailler avec eux sur les enjeux de pleine association des collectivités régionales aux instances de discussion avec les élèves."

17h33: Place de la Bastille à Paris, la tension monte entre des manifestants et les forces de l'ordre qui chargent pour évacuer les lieux

«Les effectifs de police font usage de grenades lacrymogènes pour tenir à distance les profils à risque venus au contact», indique la préfecture de police à la presse.

Les canons à eau sont également utilisés.

17h25: Sur X, Jean-Luc Mélenchon écrit: "La Bastille est reprise. Démonstration puissante de la jeunesse qui porte ses revendications de la plus belle façon qui soit ! Fierté immense. Rendez-vous mardi 13 octobre à l'appel des syndicats de jeunes et des salariés."

 

 

17h17: Edouard Geffray, le ministre de l'Education nationale, s'exprimera ce soir à la télévision dans le 20 heures de TF1.

 

 

17h14: La manifestation organisée place de la Bastille est désormais terminée, et les forces de l’ordre ont demandé l’évacuation des lieux en appelant les manifestants à se disperser. De premiers heurts ont éclaté entre la police et des individus au visage dissimulé, venus perturber le rassemblement.

17h08: Le maire LFI de Saint-Denis appelle Emmanuel Macron à présenter "ses excuses" aux familles dont les jeunes ont été blessés

Le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko appelle "le président de la République à présenter ses excuses aux familles dont les enfants ont été blessés" lors des manifestations.

"Cet acte ne nécessite pas des milliards, il nécessite juste de l'humanisme", ajoute-t-il.

15h47: Les manifestants sont nombreux place de la Bastille à Paris 

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15h03: L'intersyndicale étudiante et professionnelle appelle à une nouvelle journée de mobilisation et de grève mardi 13 octobre

14h41: Le cortège parisien s'est élancé 

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13h40: Situation tendue en ce moment entre des individus et les forces de l'ordre à Nantes

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13h34:  Le lycée Édouard Herriot de Lyon a été visé par des tirs de mortiers lancés dans le hall de l’établissement
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12h45: 157 établissements fermés à la mi-journée, 96% sont ouverts, indique le ministère de l’Education

11h53: Edouard Geffray le ministre de l’Education nationale, indique qu’il "va agir sur les remplacements" de professeurs. "Je suis en train de mener un plan d'urgence pour pouvoir remplacer les professeurs absents de manière durable". 

Le ministre de l'Education présentera un "plan d'urgence" sur les remplacements d'ici "quelques heures ou quelques jours". Il affirme qu'il n'y aura "aucune suppression de postes au lycée". 

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11h34: Les premières manifestations se sont élancées ce matin dans plusieurs villes de France

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11h24: Le point sur la situation ce matin

La mobilisation des lycéens se poursuit ce jeudi en France, malgré une reprise progressive des cours dans la majorité des établissements. Selon les chiffres provisoires du ministère de l'Éducation nationale, 375 lycées connaissent encore une suspension totale ou partielle des enseignements, sur les quelque 3.700 que compte le pays. Parmi eux, 224 établissements sont entièrement fermés, tandis que 151 ont rouvert partiellement leurs portes.

Au total, 94 % des lycées sont désormais ouverts, totalement ou partiellement, contre 86 % hier matin. Le mouvement, né à la mi-septembre en région parisienne, dénonce notamment le manque d'enseignants, les classes surchargées et la dégradation des bâtiments scolaires.

Les manifestants réclament également davantage de moyens pour l'éducation et le remplacement des professeurs absents. À Paris, des tensions ont été signalées ce matin devant le lycée Hélène-Boucher, où les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes. De nouvelles manifestations sont prévues cet après-midi, notamment un rassemblement à 15 heures place de la Bastille, à Paris. Cette quatrième journée de mobilisation intervient après les manifestations de mardi, qui ont réuni entre 266.000 et 450.000 personnes selon les autorités et les organisateurs.

Face à la contestation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis hier soir de premières décisions d'ici la fin du mois d'octobre, sans annoncer immédiatement de mesures précises. Le gouvernement propose également des temps de dialogue dans les lycées afin de recueillir les revendications des élèves et des personnels. Ces annonces ne satisfont pas les organisations lycéennes et étudiantes, qui réclament des engagements budgétaires concrets.

La gestion policière du mouvement suscite parallèlement des critiques, notamment après la grave blessure d'un adolescent à Lens. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a suspendu l'utilisation des grenades assourdissantes dans le cadre des opérations liées à la mobilisation lycéenne. Malgré les tentatives d'apaisement de l'exécutif, les organisations étudiantes et plusieurs syndicats enseignants entendent poursuivre leur mobilisation pour obtenir davantage de moyens.

10h56: Voici des images de la mobilisation ce matin dans plusieurs villes de France, entre blocus devant les lycées et manifestations

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10h04: Le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray a convié les trois associations lycéennes au ministère cet après-midi à 15 heures.

09h21: Les manifestants ont mis le feu au portail du lycée Jean Perrin de Saint-Ouen-l’Aumône (95).

 

08h42: Selon un bilan à 8h ce matin, 375 établissements scolaires sont partiellement ou totalement fermés. Dans le détail, 224 lycées connaissent une fermeture totale et 151 rouvrent partiellement, selon les chiffres prévisionnels annoncés par le ministère de l'Éducation national.

07h51: A Nantes, de nombreux établissements sont déjà bloqués ce matin. Les premiers mouvements ont été enregistrés vers 6h ce matin. Les forces de police sont sur place.

06h49: La mobilisation des lycéens entre ce jeudi dans une nouvelle journée de contestation, présentée par les organisateurs comme « l’acte 4 » d’un mouvement qui dure désormais depuis plusieurs jours. Dans de nombreuses villes, des rassemblements et des blocages sont de nouveau attendus devant les établissements scolaires, alors que la tension est montée d’un cran au fil de la semaine. 

Ces derniers jours, plusieurs lycées ont été partiellement ou totalement bloqués, avec parfois des incidents entre manifestants et forces de l’ordre.

Des jets de projectiles, des dégradations et des tirs de gaz lacrymogènes ont notamment été signalés dans différentes villes. À Brest, la proviseure du lycée Lesven a par ailleurs été légèrement blessée mercredi après avoir été touchée par un projectile lors de la mobilisation.

Malgré ces incidents, les appels à poursuivre le mouvement se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Plusieurs collectifs lycéens affirment vouloir maintenir la pression et dénoncent un profond malaise ainsi qu’un sentiment de ne pas être entendus. Du côté des autorités, la vigilance reste importante autour des établissements considérés comme sensibles.

Les forces de l’ordre pourraient de nouveau être mobilisées en nombre dans plusieurs villes afin d’éviter les débordements. Cette quatrième journée apparaît donc comme un nouveau test pour la mobilisation lycéenne, qui cherche désormais à s’inscrire dans la durée et à élargir le mouvement au-delà des établissements déjà fortement mobilisés.

06h02: Face à la mobilisation des lycéens, Sébastien Lecornu a annoncé mercredi soir l’ouverture de cinq « chantiers » destinés à répondre aux principales revendications du mouvement. Ils porteront notamment sur le remplacement des enseignants absents, les conditions matérielles dans les établissements, l’organisation du temps scolaire et la transparence de Parcoursup.

Le Premier ministre a également demandé que les temps de dialogue avec les élèves se poursuivent dès ce jeudi dans chaque lycée et jusqu’à la semaine prochaine. Une plateforme de consultation lancée par le ministère de l’Éducation nationale avait déjà recueilli plus de 40.000 contributions mercredi soir.

Ces contributions doivent désormais être analysées et transformées en propositions concrètes. Sébastien Lecornu promet de présenter les premières décisions du gouvernement à la fin du mois d’octobre.

Le projet de budget pour 2027 prévoit par ailleurs de porter les crédits de l’Éducation nationale à 64 milliards d’euros.

Cela représente, selon le Premier ministre, une hausse de 1,2 milliard d’euros en un an. Les propositions issues de la consultation pourraient également donner lieu à des amendements lors de l’examen du budget de l’Éducation nationale, prévu le 12 novembre à l’Assemblée.

Enfin, Sébastien Lecornu a défendu l’action des policiers et gendarmes, affirmant qu’ils n’avaient « pas pour instruction d’affronter les lycéens » et devaient agir de manière proportionnée.

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