lycées 09h44: Éric Ciotti a qualifié la proposition de Sébastien Lecornu de remplacer une partie des cours en fin de semaine par un «temps de démocratie interne». «Tout ça ne servira pas à un grand-chose», a-t-il ajouté, dénonçant un mouvement «manipulé par LFI, les casseurs et les mouvements islamistes».
«Il faut rétablir l’ordre avec la plus grande fermeté et arrêter les casseurs», selon Éric Ciotti qui a tenu à dire son «total soutien» aux «700 policiers et gendarmes» blessés lors des manifestations de ces derniers jours. Le maire de Nice appelle à «des sanctions pénales dissuasives» et à faire payer les familles des casseurs. «Je dirais même qu’on pourrait envoyer la facture à M. Mélenchon car il est derrière tout cela.»
08h52: À Paris, plusieurs établissements restent bloqués par des lycéens, comme à Hélène Boucher (XXe) ou Voltaire (XI) où des poubelles bloquent à nouveau l’accès aux portes. L’université Sciences Po Paris est également bloquée par une barricade, selon un étudiant interrogé par l’AFP. «L’accès à l’ensemble des bâtiments est fermé», a expliqué la direction dans un courriel aux étudiants «regrettant cette situation qui conduit à l’interruption des services aux étudiants».
08h06: Le Premier Ministre Sébastien Lecornu annonce qu'il va s'exprimer ce soir lors d'une allocution depuis Matignon. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, s’exprimera ce soir dans une allocution, annonce Matignon.
Dans un contexte très tendu, il abordera les sujets suivants: la situation des lycées et les mobilisations, la hausse des prix des carburants, la crise agricole ainsi que sur la situation financière du pays.
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08h02: Ce mercredi, dans 528 établissements scolaires, les cours seront totalement ou partiellement suspendus, annonce le ministère de l'Education ce matin. Un chiffre en baisse de 41 % par rapport à hier. 86 % des établissements sont donc complètement ouverts aujourd’hui.
Dès le mercredi 7 octobre, le dialogue s’ouvre dans tous les lycées. Dans le cadre de la reprise progressive des cours, les lycéennes et les lycéens pourront exprimer leurs difficultés, partager leurs attentes et échanger sur leur quotidien. Les cours sont banalisés pour permettre l’organisation d’une demi-journée de démocratie interne au sein des lycées. Les autres cours ne sont pas suspendus. Chaque proviseur organise ce moment de dialogue selon les réalités de son établissement. Pour connaître les modalités, renseignez-vous auprès de votre lycée. @EdouardGeffray
— Ministère Éducation nationale (@education_gouv) October 6, 2026
06h18: Le mouvement lycéen a connu mardi sa journée de mobilisation la plus importante depuis le début de la contestation, avec des manifestations dans de nombreuses villes de France. Selon le ministère de l’Intérieur, environ 256.000 personnes ont défilé dans le pays, tandis que les organisateurs revendiquent jusqu’à 450.000 manifestants.
À Paris, 56.000 personnes ont été comptabilisées par les autorités, contre 100.000 selon les organisations étudiantes et lycéennes.
Près de 900 établissements étaient fermés ou perturbés dans la journée, dont environ 250 en Île-de-France, avec des blocages, des cours suspendus et des rassemblements devant de nombreux lycées.
Le mouvement porte principalement sur le manque de moyens dans l’Éducation nationale, les classes surchargées, les absences d’enseignants non remplacées, l’état de certains établissements et les critiques contre Parcoursup.
La mobilisation s’est également élargie à des étudiants, des enseignants, des parents d’élèves et plusieurs syndicats, donnant au mouvement une dimension nationale beaucoup plus importante.
La journée a toutefois été marquée par de nombreux incidents. À Paris, des affrontements ont éclaté notamment à proximité de la place de la Nation, avec des jets de projectiles et l’utilisation de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre.
Des tensions ont également été signalées à Rennes et dans plusieurs autres villes. Le bilan national faisait état de près de 500 interpellations au cours de la journée et de plusieurs dizaines de membres des forces de l’ordre blessés.
Le gouvernement affirme que des groupes extérieurs aux lycées ont profité de certains rassemblements pour provoquer des violences, tandis que des organisations étudiantes dénoncent de leur côté un usage excessif de la force contre des manifestants, parfois mineurs.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a reconnu la nécessité de répondre à certaines revendications concernant les moyens de l’Éducation nationale, sans annoncer pour l’instant de mesures immédiates. Les organisations lycéennes ont déjà appelé à poursuivre le mouvement, avec de nouvelles actions prévues dans les prochains jours.
La journée du 6 octobre marque donc clairement un changement d’échelle, avec une mobilisation désormais nationale et beaucoup plus large que les premiers blocages apparus en septembre.
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