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Deux décès de nouveau-nés imputables à des infections nosocomiales ont été enregistrés dans deux unités de néonatologie du CHU de Nantes, indique l'hôpital

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Deux nouveau-nés sont morts au CHU de Nantes à la suite d’infections nosocomiales ayant touché les services accueillant les bébés les plus fragiles, a confirmé l’établissement.

Depuis 2022, plusieurs épisodes infectieux ont affecté les unités de réanimation néonatale et de soins intensifs de néonatalogie de l’hôpital. Deux décès sont officiellement reconnus comme imputables à ces infections, tous deux ayant été enregistrés depuis l’été 2025.

Deux cas de méningite ont également été détectés chez des nouveau-nés au cours de cette succession d’épisodes. Le CHU n’a toutefois pas précisé combien d’enfants avaient été contaminés au total ni quelles bactéries étaient à l’origine des deux décès.

L’établissement assure que les épisodes ayant provoqué les conséquences les plus graves sont désormais maîtrisés. Une épidémie reste néanmoins active dans les services : elle est provoquée par un SARM, un staphylocoque doré résistant à la méthicilline et donc à plusieurs antibiotiques.

Le CHU souligne cependant qu’aucun décès n’est, à ce jour, directement imputable à cette épidémie de SARM. Face à la répétition des infections, un audit a été réalisé en janvier par le Centre d’appui pour la prévention des infections associées aux soins des Pays de la Loire.

Selon les éléments de cet audit rapportés par la presse locale, des pratiques non conformes persistaient au sein des unités concernées. Ces manquements concernaient aussi bien des personnels médicaux et paramédicaux que des intervenants extérieurs au service.

Le CHU affirme avoir depuis renforcé les mesures de prévention, de surveillance et de maîtrise du risque infectieux. Une seconde mission d’expertise externe a été mandatée en juin afin d’évaluer les pratiques et d’identifier les facteurs susceptibles de favoriser la transmission des bactéries.

Ses conclusions, attendues prochainement, devront notamment permettre de mieux comprendre les différents épisodes infectieux survenus depuis quatre ans. 

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