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La France pourrait compter 30% de médecins de plus en 2040 qu'aujourd'hui, et 75% de plus à l'horizon 2060, selon la direction statistique du ministère de la Santé

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La France devrait connaître une forte augmentation de ses effectifs médicaux au cours des prochaines décennies, avec une hausse d’au moins 30 % d’ici 2040, selon de nouvelles projections de la direction statistique du ministère de la Santé. L’étude porte sur les médecins de moins de 70 ans en activité mais aussi sur les étudiants en troisième cycle de médecine, notamment les internes et docteurs juniors.

Dans le scénario tendanciel, leur nombre passerait de 255.100 en 2026 à 351.300 en 2040, soit près de 100.000 personnes supplémentaires. Les étudiants représenteraient encore 17 % de cet effectif en 2040, ce qui signifie que les 351.300 personnes comptabilisées ne seraient pas toutes des médecins pleinement diplômés en exercice.

La progression devrait ensuite se poursuivre, avec environ 464.200 médecins et étudiants de troisième cycle en 2060, puis près de 500.000 en 2070. Ces chiffres ne constituent toutefois pas des prévisions certaines mais des projections destinées à mesurer les conséquences de différentes politiques de formation et de recrutement.

Le scénario central repose notamment sur 12.200 entrées annuelles en deuxième année de médecine et l'arrivée de 2.500 médecins diplômés à l'étranger chaque année. À l'horizon 2040, la situation est déjà largement déterminée par les médecins actuellement en exercice et les étudiants engagés dans des études médicales qui durent une dizaine d'années ou davantage.

Dans ce scénario, les effectifs atteindraient environ 140.000 généralistes et 211.300 médecins d'autres spécialités et étudiants correspondants en 2040. Une hausse du nombre d'étudiants admis en médecine aurait donc un effet relativement limité à cet horizon, mais beaucoup plus important au cours des décennies suivantes.

Avec 15.200 entrées annuelles en deuxième année et le maintien de l'arrivée de praticiens diplômés à l'étranger, les effectifs pourraient ainsi atteindre 527.700 en 2060. Cette remontée démographique ne garantit cependant pas à elle seule la disparition des difficultés d'accès aux soins et des déserts médicaux.

La répartition des praticiens sur le territoire, leur spécialité, leur temps de travail et leur mode d'exercice détermineront aussi la quantité de soins réellement disponible. Le vieillissement de la population pèsera également sur les besoins, les personnes âgées consommant en moyenne davantage de soins que les populations plus jeunes. 

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