17 octobre Trois hommes d’une vingtaine d’années seront jugés en novembre à Paris pour association de malfaiteurs terroriste, dont deux sont soupçonnés d’avoir effectué en 2024 des tests chimiques pour préparer une attaque jihadiste à l’explosif, notamment contre la mairie de Poitiers.
Ces deux prévenus seront également jugés pour fabrication de produits incendiaires ou explosifs en relation avec une entreprise terroriste, selon une source proche du dossier citée par l’AFP.
Les juges d’instruction distinguent «deux branches» dans cette association présumée : des projets d’actions violentes en France visant à y créer un État islamique et le recrutement de personnes pour rejoindre la Syrie.
Le principal suspect, un Nantais aujourd’hui âgé de 22 ans, aurait manifesté «sa détermination à fabriquer des explosifs» et évoqué sur Telegram une attaque contre la mairie de Poitiers, dont il avait transmis la localisation.
Il conteste toute intention terroriste, affirmant avoir poursuivi un défi scientifique et sollicité un cadre de l’État islamique pour obtenir des recettes d’explosifs sans vouloir passer à l’acte.
«C’était, au mieux, une entreprise de troll», soutient son avocat, Me Romain Ruiz, qui assure que son client a écrit en détention un ouvrage réfutant l’idéologie de l’organisation et «n’a jamais voulu terroriser qui que ce soit».
Le deuxième prévenu est accusé d’avoir pris «une part active» dans le projet de fabrication d’explosifs, tandis que le troisième n’y aurait pas participé.
Il est toutefois reproché à ce dernier un pacte d’allégeance avec le principal suspect, la distribution de tracts à sa demande et l’absence d’opposition à un projet de départ en Syrie.
Ses avocats, Mes Colomba Grossi et Vincent Brengarth, jugent son renvoi devant le tribunal «totalement injustifié», dénonçant une «dérive du principe de précaution».
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