Charles Consigny Reporters sans frontières (RSF) et d'autres organisations de défense de la liberté de la presse et des droits humains ont exigé la "libération immédiate" d'un journaliste indépendant cubain, Henry Constantin, emprisonné depuis près de deux semaines.
Le journaliste, directeur de La Hora de Cuba, un petit média indépendant du centre du pays, est accusé de "désobéissance" et détenu dans la prison de haute sécurité Kilo 7, dans la province de Camagüey (centre), a dénoncé dans un communiqué le bureau Amérique latine de RSF.
Selon l'organisation de défense de la liberté de la presse, le journaliste est accusé de ne pas s'être présenté à une convocation de la police, ce qu'il nie, et quand il s'est rendu à une nouvelle convocation, le 16 septembre, il a été arrêté. "Face aux contradictions qui entourent la convocation sur laquelle repose l'accusation, RSF exige la libération immédiate de Henry Constantin, ainsi que des garanties pour l'exercice de sa défense", indique le directeur de RSF pour l'Amérique latine, Artur Romeu.
La libération du journaliste a également été demandée par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et par Human Rights Watch (HRW). "Sa détention est absurde. Nous exigeons sa libération immédiate", a déclaré sur X la directrice de HRW pour les Amériques, Juanita Goebertus.
De même, l'ONG Justicia11J, basée au Mexique, a réclamé vendredi la libération du journaliste qui informe régulièrement dans son média diffusé sur Facebook sur la réalité sociale et économique de l'île, ainsi que sur les arrestations de militants des droits humains et les procédures judiciaires auxquelles ils font face.
"A Justicia11J, nous exigeons également sa libération et le respect de ses garanties judiciaires" et "que cesse la persécution contre celles et ceux qui exercent le journalisme indépendant sur l'île", a indiqué l'ONG sur X.
Les journalistes indépendants cubains subissent régulièrement des pressions de la part des autorités. Selon une loi sur la communication votée en 2023, les médias d'État, contrôlés par le Parti communiste, sont les seuls médias cubains légaux sur l'île.
Plusieurs médias indépendants en ligne ont toutefois vu le jour ces dernières années et ont jusque-là survécu tant bien que mal dans un vide juridique. Les Cubains ne peuvent y accéder que moyennant un réseau privé virtuel (VPN).
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