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Les principaux distributeurs français ont lancé un "observatoire de la lutte contre le gaspillage alimentaire" pour mesurer et accélérer leurs efforts

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Les principaux distributeurs français lancent un nouvel Observatoire de la lutte contre le gaspillage alimentaire afin de mesurer plus précisément leurs résultats et d’identifier les pratiques les plus efficaces.

Présenté par la Fédération du commerce et de la distribution et Perifem, ce dispositif s’appuie pour sa première édition sur les pratiques de 138 magasins appartenant à dix enseignes. L’objectif est de disposer progressivement d’un outil commun permettant de comparer les performances et d’accélérer la réduction des produits jetés dans la grande distribution.

Les premières données montrent que 94 % des magasins interrogés constatent une progression ou une stabilité de l’engagement de leurs équipes contre le gaspillage. Parmi les dispositifs considérés comme les plus efficaces figure la réduction du prix des produits approchant de leur date limite de consommation.

Ces étiquettes promotionnelles, souvent regroupées dans des espaces « anti-gaspi », sont citées parmi les cinq meilleures solutions par 70 % des répondants. L’amélioration des outils de prévision et de gestion des commandes constitue l’autre levier majeur pour éviter de placer en rayon des quantités supérieures à la demande.

Les distributeurs développent parallèlement les dons aux associations, la formation des salariés et les paniers composés de produits qui risqueraient autrement d’être jetés. Environ six magasins interrogés sur dix proposent ainsi des paniers anti-gaspillage pour leurs fruits et légumes.

L’Observatoire veut également répondre à une difficulté persistante : les enseignes ne mesurent pas encore toutes le gaspillage alimentaire de la même manière. Parmi les 44 magasins ayant communiqué leur « taux de casse nette », les pertes représentent en moyenne 0,71 % de leur chiffre d’affaires alimentaire, avec d’importantes différences selon les formats de magasins.

Le secteur souhaite désormais harmoniser ces indicateurs afin de suivre plus précisément les progrès accomplis d’une année sur l’autre. Les distributeurs plaident aussi pour une meilleure compréhension des dates figurant sur les emballages, la confusion entre date limite de consommation et date de durabilité minimale pouvant provoquer des destructions inutiles.

L’initiative intervient alors que la France a produit 10 millions de tonnes de déchets alimentaires en 2024, dont environ 3,9 millions de tonnes correspondaient à des aliments encore comestibles. 

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