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L’enquête ouverte après la plainte de l’actrice Sandrine Bonnaire concernant la mort de sa mère dans un Ehpad de Charente-Maritime classée sans suite

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L’enquête ouverte après la plainte de l’actrice Sandrine Bonnaire concernant la mort de sa mère dans un Ehpad de Charente-Maritime a été classée sans suite, a annoncé ce lundi le parquet de Saintes. La décision, prise le 10 juillet dernier, repose sur le fait que « l’infraction d’homicide involontaire était insuffisamment caractérisée », selon le procureur Benjamin Alla.

Lucienne Bonnaire, âgée de 84 ans, était décédée le 23 août 2023 à l’hôpital de Saintes, après avoir passé trois années dans un établissement public accueillant des personnes âgées. Fin 2023, sa fille avait dénoncé les conditions de prise en charge de sa mère, accusant notamment l’établissement de négligences concernant l’hygiène, l’entretien des chambres et l’hydratation des résidents.

« C’est la négligence médicale qui a entraîné son décès », avait affirmé la comédienne, convaincue que les défaillances constatées avaient contribué à la disparition de sa mère. Elle avait notamment raconté avoir retrouvé une carafe d’eau placée hors de portée de cette dernière, qui ne pouvait quasiment plus se déplacer.

« J’ai décidé de parler pour alerter », avait-elle expliqué, souhaitant que son témoignage contribue à améliorer les conditions de vie des personnes âgées dépendantes. Une plainte contre X avait été déposée par la famille, conduisant à l’ouverture d’une enquête préliminaire le 18 mars 2024, confiée à la police judiciaire de La Rochelle.

Les investigations et l’expertise médico-légale ont effectivement relevé certains manquements dans la prise en charge de la pensionnaire. Mais, selon le procureur, ces défaillances « n’ont contribué qu’indirectement » au décès, compte tenu notamment de l’état de santé préexistant de la victime.

Le magistrat précise que l’expertise n’a établi ni violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de sécurité, ni « faute caractérisée » permettant de retenir une responsabilité pénale. L’établissement, qui compte 90 lits et dépend du Centre communal d’action sociale de Saintes, avait déjà fait l’objet d’inspections sanitaires en 2015 et 2022.

L’Agence régionale de santé avait alors reconnu des « dysfonctionnements constatés », ayant fait l’objet « d’améliorations notables mais insuffisantes ». 

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