lycées À la veille d’une journée nationale de grève dans la fonction publique, Marylise Léon dénonce un profond « ras-le-bol » chez les agents et appelle le gouvernement à répondre à leur demande de reconnaissance.
La secrétaire générale de la CFDT estime que les fonctionnaires sont trop souvent présentés uniquement comme un coût pour les finances publiques, au détriment du rôle qu’ils jouent dans le fonctionnement quotidien du pays. « On en a ras le bol », a-t-elle lancé lundi matin, dénonçant notamment le « fonctionnaire bashing ».
Mardi 29 septembre, les huit organisations syndicales représentatives de la fonction publique — CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP — appellent ensemble les agents à cesser le travail et à manifester. Les syndicats réclament en priorité une hausse générale des rémunérations et une revalorisation du point d’indice, dont un nouveau gel est envisagé pour 2027.
Ils demandent également une refonte des grilles salariales, le rétablissement de la garantie individuelle du pouvoir d’achat et le retour à une rémunération intégrale lors des congés maladie ordinaires. La mobilisation intervient à quelques jours de la présentation du projet de budget pour 2027 et d’un rendez-vous salarial programmé le 1er octobre.
Les organisations syndicales mettent également en avant les difficultés croissantes de recrutement et de fidélisation dans plusieurs administrations. Éducation, santé, collectivités territoriales, France Travail, police ou encore services de secours devraient être concernés par le mouvement.
Plus de 150 manifestations sont annoncées dans 91 départements, avec un cortège parisien qui doit partir à 14 heures de la place de la République. Dans l’Éducation nationale, la mobilisation pourrait provoquer des perturbations, tandis qu’un service minimum d’accueil doit être organisé dans certaines écoles lorsque le seuil prévu par la loi est atteint.
Les conséquences devraient en revanche rester limitées dans les transports : le trafic est annoncé normal sur les TGV et Intercités et quasi normal sur les TER.
En Île-de-France, quelques perturbations sont toutefois attendues sur plusieurs lignes de RER et de Transilien. Pour Marylise Léon et la CFDT, le conflit dépasse la seule question des salaires : il traduit également une demande de reconnaissance des métiers publics et des conditions dans lesquelles les agents exercent leurs missions.
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"Il y a une profonde colère des agents de la fonction publique qui en ont ras-le-bol du fonctionnaire bashing. Il y a un problème de rémunération et de reconnaissance."
— Telematin (@telematin) September 28, 2026
@MaryliseLeon, secrétaire générale de la @CFDT, précise les revendications des fonctionnaires.… pic.twitter.com/QPfzawGd3v
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