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L'instauration d'une zone à trafic limité dans l'hypercentre de Paris, fin 2024, a contribué à améliorer la qualité de l'air dans l'ensemble de la capitale, selon une étude 

La zone à trafic limité instaurée dans le centre de Paris a contribué à réduire la pollution de l’air, selon une première évaluation publiée vendredi par Airparif.

Mise en place en novembre 2024, la ZTL couvre les quatre premiers arrondissements de la capitale et interdit en principe aux véhicules motorisés de simplement traverser ce secteur sans avoir de destination à l’intérieur. En comparant la situation de 2023 à celle de 2025, l’organisme chargé de surveiller la qualité de l’air en Île-de-France constate une baisse de 18 % du trafic routier à l’intérieur du périmètre.

Cette diminution est plus importante que dans les secteurs plus éloignés de l’hypercentre parisien, où le recul de la circulation se situe plutôt entre 10 et 12 %. Elle s’est accompagnée d’une baisse moyenne d’environ 1 microgramme par mètre cube des concentrations de dioxyde d’azote sur l’ensemble de Paris.

Les effets sont encore plus visibles sur certains axes directement concernés par la réduction du nombre de véhicules. Sur le boulevard Morland, dans le 4e arrondissement, la circulation a par exemple chuté de 40 % et les concentrations de dioxyde d’azote ont diminué de 2 à 5 microgrammes par mètre cube.

Airparif a également étudié un possible déplacement des voitures vers les rues situées autour de la zone réglementée. Certains axes périphériques, comme les boulevards Bonne-Nouvelle et Saint-Germain, ont effectivement enregistré une augmentation du trafic. Cette hausse n’a toutefois pas entraîné de dégradation mesurable de la qualité de l’air, l’organisme estimant qu’elle est compensée par l’effet global de la diminution de la circulation dans le centre.

L’impact apparaît en revanche beaucoup plus limité sur les particules fines, qui proviennent de sources plus nombreuses que le seul trafic automobile, notamment du chauffage et d’autres activités urbaines. L’étude intervient alors que la ZTL fonctionne toujours essentiellement dans une logique pédagogique, sans verbalisation systématique des automobilistes ne respectant pas les restrictions.

Airparif souligne par ailleurs que l’amélioration observée s’inscrit dans une tendance beaucoup plus ancienne : entre 2005 et 2025, les concentrations des principaux polluants auxquels sont exposés les Parisiens ont diminué de plus de moitié.

La modernisation du parc automobile, la réduction de la circulation et les différentes politiques de mobilité menées dans la capitale ont contribué à cette évolution. Malgré ces progrès, la totalité de la population parisienne demeure exposée à des niveaux de pollution supérieurs aux recommandations sanitaires de l’Organisation mondiale de la santé. 

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