journaliste Amnesty International appelle pour la première fois à la « suppression immédiate » d’ICE, la puissante police fédérale chargée du contrôle de l’immigration aux États-Unis, qu’elle estime impossible à réformer. L’organisation de défense des droits humains formule cette demande dans un rapport de 168 pages consacré aux grandes opérations anti-immigration conduites sous l’administration de Donald Trump.
Intitulé « On avait des sifflets. Eux, des pistolets », le document s’appuie notamment sur 154 témoignages recueillis dans plusieurs villes américaines entre mars et juin. Les enquêteurs se sont concentrés sur des opérations menées à Chicago, Minneapolis-Saint Paul, La Nouvelle-Orléans et Washington, parfois avec l’intervention d’autres agences fédérales comme la police des frontières CBP.
Amnesty affirme avoir identifié des pratiques récurrentes comprenant des détentions arbitraires et discriminatoires, des actes d’intimidation, des traitements dégradants et des recours injustifiés à la force. L’ONG fait également état d’homicides qu’elle considère comme illégaux et demande que certains d’entre eux soient examinés comme de possibles exécutions extrajudiciaires.
Elle dénonce par ailleurs l’utilisation de gaz lacrymogènes et d’autres armes dites à létalité réduite contre des manifestants ainsi que des pratiques de surveillance qu’elle juge illégales. Certaines personnes auraient également été détenues au secret dans des conditions qui, selon Amnesty, pourraient dans certains cas relever de la torture ou de la disparition forcée.
L’organisation estime que les faits documentés ne constituent pas une succession d’incidents isolés mais révèlent un problème structurel dans le fonctionnement de la politique américaine de contrôle de l’immigration. Sa directrice aux États-Unis, Nadia Daar, affirme ainsi qu’ICE est « défaillant par nature » et considère qu’une simple réforme de l’agence ne suffirait plus.
Créée en 2003 dans le cadre de la réorganisation sécuritaire ayant suivi les attentats du 11-Septembre, ICE dépend du département américain de la Sécurité intérieure et joue un rôle central dans l’arrestation, la détention et l’expulsion des étrangers en situation irrégulière.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, l’agence se trouve au cœur de la politique d’expulsions massives voulue par son administration et ses moyens ont été considérablement renforcés. Les méthodes employées lors de certaines interventions ont suscité de fortes contestations, notamment après la mort par balles de deux citoyens américains lors d’opérations fédérales à Minneapolis en janvier.
Plus récemment, un migrant vénézuélien a été blessé par le tir d’un agent d’ICE au Texas, ravivant les critiques sur l’usage de la force par les agents fédéraux. Amnesty International demande désormais aux autorités américaines de remplacer l’agence par un système de contrôle de l’immigration respectant, selon elle, davantage les normes internationales relatives aux droits humains.
Vos réactions
Les officines gauchistes ont l'art de chialer pour rien.
Qu'est ce que ce serait si l'ICE traitaient les envahisseurs comme le fait l'algérie.
Et moi j'appelle à la dissolution de la soi-disante ONG Anmesty International. Des activistes qui font rentrer des milliers de clandestins devraient être jugés.
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