sfr Les salariés d’Altice France, maison mère de SFR, sont appelés à faire grève cet après-midi pour obtenir davantage de garanties sur leur avenir dans le cadre de la vente de l’opérateur.
L’Unsa, la CFDT et la CFTC veulent faire de cette mobilisation un « coup de semonce » adressé à Altice et aux trois futurs acquéreurs, Bouygues Telecom, Iliad-Free et Orange. En juin, les trois opérateurs ont conclu un accord avec Altice France prévoyant le rachat de SFR pour 20,35 milliards d’euros.
L’opération pourrait profondément transformer le marché français des télécommunications en faisant passer de quatre à trois le nombre de grands opérateurs mobiles disposant de leur propre réseau. Elle reste toutefois soumise à l’examen et à l’autorisation des autorités de la concurrence.
Au cœur des inquiétudes figurent les quelque 8.000 salariés compris dans le périmètre de l’opération. Selon le projet présenté par le consortium, environ 2.500 salariés seraient transférés lors de la vente chez les trois acquéreurs, dont quelque 2.300 chez Bouygues Telecom. Les salariés de 120 boutiques SFR doivent également être repris, même si les magasins concernés n’ont pas encore tous été désignés.
À terme, les acquéreurs indiquent qu’environ 5 000 salariés pourraient rejoindre Bouygues Telecom, Orange ou Free, tandis que quelque 3 000 resteraient chez SFR pendant plusieurs années afin d’assurer la migration des clients et des activités. Ces engagements sont jugés insuffisants par les syndicats, qui réclament notamment trois propositions de reclassement pour chaque salarié concerné, contre une seule actuellement envisagée.
L’inquiétude est également forte chez Altice Technical Services, filiale chargée notamment du déploiement et de la maintenance des réseaux, qui ne fait pas partie du périmètre vendu. Les représentants du personnel redoutent que la disparition progressive des activités de SFR fragilise cette structure particulièrement dépendante de l’opérateur.
Des rassemblements sont prévus jeudi sur plusieurs sites du groupe, tandis que certaines boutiques pourraient rester fermées. Les syndicats doivent également se retrouver devant le tribunal judiciaire de Paris, saisi afin d’obtenir davantage d’informations et de documents sur le projet de cession.
Le consortium assure de son côté vouloir préserver l’emploi et proposer une solution professionnelle aux salariés concernés. Bouygues Telecom, Orange et Free visent une finalisation de l’acquisition au second semestre 2027, mais celle-ci reste conditionnée à l’obtention des différentes autorisations réglementaires.
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