sécheresse Après plusieurs années de crise, le marché français du bio confirme son redressement. Au premier semestre 2026, la consommation de produits issus de l’agriculture biologique a progressé de 4,8 % en valeur, une hausse qui concerne l’ensemble des filières.
Cette reprise, amorcée en 2025, intervient après le net recul provoqué notamment par l’inflation à partir de 2022, lorsque de nombreux ménages avaient réduit leurs achats de produits bio, généralement plus chers.
L’Agence Bio estime qu’une nouvelle année de croissance comparable permettrait de récupérer la baisse d’environ 15 % enregistrée pendant cette période difficile.
Des signes d’amélioration apparaissent également du côté des producteurs. Entre janvier et fin août, le nombre de nouveaux agriculteurs engagés dans le bio a progressé de 14 % par rapport à la même période de 2025, tandis que les arrêts d’activité ont diminué de 13 %.
Le solde est ainsi positif de 687 producteurs, notamment dans le maraîchage, l’arboriculture et l’élevage ovin. Il est cependant encore trop tôt pour parler d’un véritable retournement de la production après trois années de recul des surfaces cultivées en bio.
Fin 2025, celles-ci représentaient 2,69 millions d’hectares, soit environ 10 % de la surface agricole française. La France vise pourtant une proportion de 21 % à l’horizon 2030. Le retard est également considérable dans les assiettes : le bio représente moins de 6 % de la consommation alimentaire à domicile.
Dans les quelque 85 000 cantines françaises, sa part atteint seulement 6 % des achats, très loin de l’objectif de 20 % prévu par les pouvoirs publics. La situation est encore plus marquée dans la restauration commerciale, où seulement 1 % environ des approvisionnements sont biologiques.
La grande distribution apparaît donc comme l’un des principaux leviers pour accélérer le mouvement, l’Agence Bio réclamant notamment une meilleure visibilité des références biologiques dans les rayons.
Malgré le retour des consommateurs, le prix demeure l’un des principaux obstacles à l’achat, dans un contexte où le pouvoir d’achat reste déterminant dans les arbitrages alimentaires.
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