halloween L'ancienne présentatrice de LCI Katherine Cooley a fait condamner son ancien employeur, selon L'Informé. La journaliste - qui sortait d'un arrêt maladie après trois ans de dépression - avait saisi les prud'hommes après son éviction.
Après huit ans de combat judiciaire, nos confrères indiquent que la chaîne du groupe TF1 a été condamnée à lui verser 143.000 euros d'indemnités pour "licenciement abusif".
"Je ne peux plus regarder les chaînes d’infos. Ni LCI, ni aucune autre. Je n’envisageais pas une telle fin de carrière. J’aimerais qu’un jour ce soit derrière moi, mais ça n’en finit pas", confie Katherine Cooley, recrutée en 1995, auprès de nos confrères.
L’affaire trouve son origine dans la dégradation de ses conditions de travail à partir de 2017, alors qu’elle présentait l’émission « Vis leurs vies ». Le programme avait changé de case et son équipe avait été progressivement réduite, laissant notamment la journaliste assurer davantage de tâches dans la préparation de l’émission.
Quelques jours après l’annonce de cette nouvelle organisation, Katherine Cooley avait été placée en arrêt maladie, avant de souffrir d’une dépression. Trois ans plus tard, la médecine du travail avait conclu à son inaptitude et à l’impossibilité de la reclasser au sein du groupe TF1. LCI l’avait alors licenciée en novembre 2020 pour inaptitude et impossibilité de reclassement.
Katherine Cooley avait saisi dès 2018 le conseil de prud’hommes de Boulogne-Billancourt, estimant notamment que son employeur avait profondément modifié ses fonctions. En mars 2022, les prud’hommes ont prononcé la résiliation judiciaire de son contrat aux torts de LCI, avec les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Le contentieux portait également sur le calcul de ses indemnités de licenciement et de son ancienneté. La journaliste revendique vingt-cinq années, tandis que LCI en retient vingt-deux en excluant ses trois années d’arrêt maladie.
La question a donné lieu à plusieurs procédures devant la commission arbitrale des journalistes et les juridictions judiciaires, jusqu’à la Cour de cassation.
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