Philippe Brun 10h04: Le point sur ce que l'on sait
Le député de l’Eure Philippe Brun a annoncé qu’un référé est examiné à 9h30 par le tribunal judiciaire de Paris. Cette procédure d’urgence vise à obtenir sa réintégration au PS ainsi que sa participation à la primaire organisée en octobre.
Philippe Brun avait été suspendu à titre conservatoire du parti le 16 septembre, quelques heures avant la validation définitive des candidatures. La direction socialiste avait indiqué avoir été informée de faits concernant l’élu « susceptibles de relever d’une caractérisation pénale ».
Selon plusieurs médias, les accusations formulées par une ancienne collaboratrice portent notamment sur des faits présumés de harcèlement et de violences physiques, ainsi que sur une question d’emploi familial. Philippe Brun conteste catégoriquement ces accusations et affirme n’avoir « jamais levé la main sur une femme » ni avoir été violent avec quiconque.
Il soutient également ne toujours pas connaître précisément les faits qui lui sont reprochés et dénonce les conditions dans lesquelles sa suspension a été décidée. Le député estime qu’un conflit avec son ancienne collaboratrice a été instrumentalisé au moment où sa candidature à la primaire devait être validée. Il a annoncé de son côté vouloir saisir la justice pour dénonciation calomnieuse afin, dit-il, que les faits puissent être établis.
Le PS défend pour sa part une mesure conservatoire, prise dans l’attente de l’examen du dossier par les instances compétentes et qui ne constitue pas une décision sur la culpabilité de l’élu. L’enjeu est particulièrement urgent pour Philippe Brun puisque le premier débat télévisé entre les candidats à la primaire est programmé mercredi 23 septembre sur LCI.
Cinq candidats sont actuellement retenus : Olivier Faure, Jérôme Guedj, Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann et Emmanuel Maurel. Le premier tour de la primaire doit se dérouler les 9 et 10 octobre, avec un éventuel second tour les 16 et 17 octobre.
08h38: Le député de l’Eure Philippe Brun a été écarté le 16 septembre de la primaire de la gauche en vue de l’élection présidentielle de 2027, alors qu’il avait obtenu les parrainages nécessaires pour y participer. Le Parti socialiste explique avoir été informé la veille de faits susceptibles de relever du pénal concernant l’élu.
Selon plusieurs médias, une ancienne collaboratrice l’accuse notamment de harcèlement et de violences physiques et a déposé plainte. Réuni pour valider les candidatures, le bureau national du PS a décidé de suspendre Philippe Brun à titre conservatoire et de ne pas ratifier sa candidature.
Le député conteste les accusations, dénonce une instrumentalisation politique de cette affaire et annonce à son tour une plainte pour dénonciation calomnieuse. Il réclame sa réintégration dans la primaire.
La décision provoque des désaccords au sein du parti : Jérôme Guedj, lui-même candidat, a notamment critiqué la manière dont Philippe Brun a été écarté. Le PS souligne de son côté que sa décision ne préjuge pas des suites judiciaires et rappelle le principe de présomption d’innocence.
08h26: Une semaine après sa mise à l'écart de la primaire socialiste après des accusations de violence, Philippe Brun, député de l'Eure, annonce qu'un référé sera examiné ce matin à 9h30 au tribunal judiciaire de Paris.
"J'y crois encore et je vous annonce qu'à 9h30 au tribunal judiciaire de Paris sera examiné le référé que j'ai déposé contre le PS afin d'obtenir ma réintégration en qualité d'adhérent au PS et surtout ma participation à la primaire", déclare sur RTL Philippe Brun.
"Je n'ai jamais levé la main sur une femme, jamais violent avec personne : c'est une vengeance personnelle"
— RTL France (@RTLFrance) September 22, 2026
Le député socialiste @p_brun face à @FogielMarcO dans #RTLMatin pic.twitter.com/AAgshXuvgg
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