patrick bruel Loyers impayés, procédure d’expulsion, incendie et restaurant retrouvé dans un état d’insalubrité extrême : Alain, hôtelier de 65 ans en Haute-Loire, a raconté ce lundi en exclusivité dans l'émission "Police - justice: 24h en France" le cauchemar qu'il a vécu pendant quatorze mois après avoir loué son restaurant et un appartement attenant à un jeune couple. «Ils voulaient ma peau» en incendiant les lieux, a même assuré l'hôtelier, estimant également son préjudice à plusieurs centaines de milliers d’euros.
Après plus d’un an de conflit avec ses locataires, Alain ne cache pas sa colère. Cet hôtelier de 65 ans est propriétaire d’un bâtiment situé dans un petit village de Haute-Loire, à une vingtaine de kilomètres du Puy-en-Velay.
Sur place, il exploite lui-même des chambres d’hôtes et loue une autre partie du bâtiment comprenant un restaurant ainsi qu’un appartement attenant.
Le 1er juin 2025, Alain signe un bail avec de nouveaux locataires, un couple âgé d’une vingtaine d’années. Selon son témoignage, il ignore alors que l’un des locataires est déjà connu des services de police, notamment pour des faits d’escroquerie.
Dans un premier temps, tout semble pourtant se dérouler normalement. Le couple prend possession des lieux et ouvre le restaurant.
Mais la situation se dégrade rapidement. D’après Alain, après le règlement d’un premier mois de loyer, les paiements s’arrêtent. Face à l’accumulation des impayés, le propriétaire engage une procédure dès le mois d’août 2025 afin de récupérer ses locaux.
Commence alors une longue bataille judiciaire. Le temps que la procédure avance, la trêve hivernale intervient, retardant davantage la possibilité pour le propriétaire de reprendre possession des lieux.
Selon Alain, les loyers impayés finissent par atteindre environ 12 000 euros.
Un nouvel épisode survient en mars 2026. Alain affirme avoir vu les deux locataires revenir dans l’appartement pour récupérer certaines de leurs affaires.
Environ un quart d’heure plus tard, une épaisse fumée s’échappe du logement. Un canapé prend feu et l’incendie ravage l’appartement, qui se retrouve en grande partie calciné.
Pour le propriétaire, cet incendie vient encore alourdir une situation financière et matérielle déjà particulièrement difficile.
En avril 2026, une décision de justice intervient en faveur d’Alain. Malgré cela, le propriétaire doit encore patienter plusieurs mois avant de pouvoir récupérer effectivement l’ensemble des lieux.
Ce n’est que le 17 septembre 2026 qu’il reprend possession du restaurant.
À son retour, la découverte est particulièrement difficile. Selon son récit et les images des lieux, le restaurant est jonché de détritus et se trouve dans un état d’insalubrité avancé. Déchets, objets abandonnés et équipements dégradés s’accumulent dans plusieurs pièces.
Un véritable « dépotoir », selon le propriétaire.
Au-delà des quelque 12 000 euros de loyers qu’il affirme ne pas avoir perçus, Alain dit également avoir subi d’importantes pertes liées à l’incendie de l’appartement, au nettoyage et à la remise en état du bâtiment, aux frais de justice ainsi qu’à du matériel qu’il affirme avoir été volé.
Au total, l’hôtelier estime son préjudice à plusieurs centaines de milliers d’euros.
Après quatorze mois de procédures et de conflit, Alain peut désormais récupérer son établissement. Mais pour ce propriétaire de Haute-Loire, la fin de l’occupation des lieux ne signifie pas encore la fin du cauchemar : il lui reste désormais à remettre en état un bâtiment profondément dégradé et à tenter de récupérer les sommes qu’il estime avoir perdues.
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