bfm tv C’est une crise politique qui éclate au grand jour au sein de la majorité municipale de Marseille. Amine Kessaci a annoncé ce mardi son intention de démissionner de la présidence de Marseille Habitat après avoir été désavoué par les élus de son propre camp. Au cœur du conflit : la nomination du nouveau directeur général du bailleur social marseillais.
Amine Kessaci souhaitait confier le poste à Sabba Benderradji, ancienne directrice juridique de 13 Habitat. Une candidature qui avait, selon lui, été retenue à l’issue d’une procédure menée avec l’aide d’un cabinet de recrutement indépendant. Mais au moment décisif, les représentants de la majorité de Benoît Payan au conseil d’administration ont refusé de le suivre.
La candidate défendue par Amine Kessaci n’a donc pas obtenu les voix nécessaires.
Un véritable camouflet pour celui qui préside Marseille Habitat depuis quelques mois. Amine Kessaci a immédiatement annoncé qu’il présenterait sa démission au maire de Marseille. « Je présenterai dès ce soir au maire de Marseille ma démission de Marseille Habitat », a-t-il déclaré.
Du côté de Benoît Payan, la réaction ne s’est pas fait attendre et le ton est particulièrement sec. L’entourage du maire juge la décision d’Amine Kessaci « incompréhensible ».
La mairie affirme notamment que l’élu savait avant le conseil d’administration que sa candidate ne disposait pas d’une majorité. Elle évoque également des interrogations sur le processus de recrutement et des doutes concernant la capacité de la candidate à diriger sereinement Marseille Habitat.
La majorité municipale s’interroge donc ouvertement sur les raisons qui ont poussé Amine Kessaci à maintenir malgré tout ce vote. Le différend dépasse désormais largement la simple question d’une nomination et prend la forme d’un véritable bras de fer politique.
D’autant qu’Amine Kessaci reste quatrième adjoint de Benoît Payan, chargé notamment de la jeunesse et de la citoyenneté. La tension gagne également Marseille Habitat, où la CFTC fait état d’un personnel fortement mobilisé aux côtés de son président.
Le syndicat dénonce des « guerres politiques et d’ego » et évoque même une possible mobilisation devant la mairie.
Pour l’instant, Amine Kessaci annonce son départ de Marseille Habitat, mais pas de la majorité municipale : reste désormais à savoir si ce spectaculaire clash avec le camp Payan laissera des traces durables.
Vos réactions
Oh là là, ça sent les histoires de corruption à plein nez, tout ça. Pendant ce temps-là, la France s’endette. Ras-le-bol des politiciens comme ça ! On a besoin de mieux, mais là, on a le pire.
Bon même temps mettre Marseille et corruption dans la même phrase est un pléonasme
Oh là là, ça sent les histoires de corruption à plein nez, tout ça. Pendant ce temps-là, la France s’endette. Ras-le-bol des politiciens comme ça ! On a besoin de mieux, mais là, on a le pire.
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