crédit mutuel 11h13: Le point sur ce que l'on sait ce matin
« Nos institutions ont failli » : Anne Hidalgo a reconnu mardi devant le Sénat de graves défaillances dans la protection des enfants victimes de violences dans le périscolaire, évoquant un « échec collectif ». L’ancienne maire socialiste de Paris était auditionnée par la commission d’enquête sénatoriale chargée d’examiner la prévention et le traitement des violences, notamment sexuelles, commises dans le cadre des activités périscolaires.
Après douze années à la tête de la capitale, elle a reconnu que la mairie de Paris, mais aussi les collectivités locales, l’Éducation nationale, la police et la justice n’avaient pas réussi à protéger suffisamment les enfants. Anne Hidalgo a néanmoins défendu son bilan, affirmant avoir eu « à cœur de mettre en place » entre 2015 et 2026 des procédures destinées à prévenir les agressions et à traiter les signalements.
Elle a cependant admis que ces dispositifs n’avaient pas empêché des prédateurs d’intégrer les structures périscolaires et d’agresser des enfants. Interrogée sur l’existence d’un problème systémique par la rapporteure LR Agnès Evren, l’ancienne édile n’a pas repris cette qualification, préférant insister sur une succession de dysfonctionnements institutionnels. E
lle reconnaît notamment que les signalements ne se sont « pas faits de manière satisfaisante » au sein de l’administration parisienne dès les premières alertes, il y a une dizaine d’années. Anne Hidalgo a également pointé des « chaînes d’information qui n’ont pas fonctionné » entre les différents services chargés de protéger les mineurs.
Elle est revenue sur un rapport de l’Inspection générale de la Ville commandé en 2015 après plusieurs signalements et dont une partie des recommandations n’a pas été correctement appliquée. Selon elle, environ la moitié des préconisations n’ont pas été mises en œuvre de manière satisfaisante malgré les consignes qu’elle affirme avoir données à son administration.
L’ancienne maire assure notamment avoir demandé la suspension immédiate de tout agent faisant l’objet d’un signalement et son éloignement des enfants pendant le traitement du dossier.
Son audition intervient alors que l’ampleur judiciaire de l’affaire ne cesse de se préciser : le parquet de Paris fait état de 235 enquêtes pénales concernant des violences dans les milieux scolaire et périscolaire.
Ces procédures concernent 184 établissements parisiens et s’inscrivent dans un ensemble beaucoup plus vaste de quelque 2.900 dossiers de violences sexuelles sur mineurs actuellement traités par le parquet de la capitale.
Anne Hidalgo est elle-même visée, comme son successeur Emmanuel Grégoire, par des investigations ouvertes après des plaintes de familles, notamment pour non-assistance à personne en danger, sans que cela ne préjuge d’une quelconque responsabilité pénale.
Après l’ancienne maire et son ancien premier adjoint Patrick Bloche, les sénateurs doivent entendre mercredi Emmanuel Grégoire, dans une enquête parlementaire qui doit désormais déterminer comment les failles de plusieurs institutions ont pu laisser perdurer des situations à risque pour les enfants.
10h29: "Le temps judiciaire doit respecter le contradictoire et la présomption d’innocence. Mais présomption d’innocence n’est pas un principe d’inaction administrative : nous avons toujours pris le problème à bras le corps", déclare Anne Hidalgo
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Violences dans le périscolaire : "Le temps judiciaire doit respecter le contradictoire et la présomption d’innocence. Mais présomption d’innocence n’est pas un principe d’inaction administrative : nous avons toujours pris le problème à bras le corps", estime @Anne_Hidalgo pic.twitter.com/l6eKiC1ewS
— Public Sénat (@publicsenat) September 15, 2026
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10h01: Devant le Sénat, Anne Hidalgo regrette ces violences envers ces enfants, et estime que ce sont les institutions qui ont failli dans la protection des enfants et que c'est "un échec collectif".
Scandale du périscolaire parisien : Anne Hidalgo renvoie la responsabilité aux institutions qui "ont failli", ajoutant que "c'est un échec collectif". pic.twitter.com/8wZuONo5PN
— Enzo Morel (@mtwit75) September 15, 2026
09h38: Anne Hidalgo affirme s’être attelée, «dès novembre 2014, c’est-à-dire 6 mois après mon élection, à prévenir les risques de violences sexuelles commis par des agents publics sur des enfants. Et j’ai demandé à l’inspection générale de la Ville de travailler sur des propositions parce que des cas d’agressions sexuelles avaient été signalés dans les conservatoires parisiens». Par la suite, dès septembre 2015, la maire assure avoir demandé à mettre en œuvre les recommandations du rapport de l’inspection générale de la Ville. La rédactrice du rapport a ensuite été recrutée à la direction des affaires scolaires (Dasco).
Anne Hidalgo jure de dire toute la vérité à la commission d'enquête sur les violences dans le périscolaire. pic.twitter.com/If2bPU7bFw
— Enzo Morel (@mtwit75) September 15, 2026
07h23: C’est l’heure des explications pour Anne Hidalgo dans le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire parisien. L’ancienne maire socialiste de Paris est auditionnée ce mardi matin par le Sénat, qui cherche à comprendre comment de graves dysfonctionnements ont pu perdurer pendant plusieurs années. Anne Hidalgo, qui a dirigé la capitale de 2014 à 2026, doit répondre aux questions des sénateurs sur les dispositifs mis en place pour protéger les enfants et sur les alertes reçues par la municipalité.
Son ancien premier adjoint Patrick Bloche, également chargé des affaires scolaires, doit être entendu à son tour dans la matinée. Mercredi, ce sera au nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, de venir s’expliquer devant la commission. Tous trois sont aujourd’hui au cœur de procédures et de plaintes déposées par des familles qui veulent que la justice examine leur responsabilité éventuelle.
Les accusations évoquent notamment la non-assistance à personne en danger, la non-dénonciation d’infractions et la mise en danger d’enfants. Certaines victimes présumées n’avaient que deux à quatre ans au moment des faits dénoncés. Le dossier a pris une ampleur considérable ces derniers mois avec la multiplication des témoignages et des signalements concernant des animateurs périscolaires.
Depuis le début de l’année 2026, 132 animateurs de la Ville de Paris ont été suspendus, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles ou sexistes. Les familles dénoncent désormais ce qu’elles considèrent comme des défaillances beaucoup plus larges dans le fonctionnement et le contrôle du système.
Elles s’interrogent notamment sur ce que les responsables municipaux savaient et sur la manière dont les informations ont circulé au sein de la Ville.
Un rapport de l’Inspection générale de la Ville datant de 2015 est particulièrement au centre des interrogations.
Des élus de droite et du centre affirment que plusieurs de ses recommandations n’auraient pas été suffisamment suivies. Une vingtaine d’élus parisiens, parmi lesquels Rachida Dati, ont ainsi effectué un signalement à la justice en juin.
Le groupe du Conseil de Paris coprésidé par Sophia Chikirou a également saisi le procureur pour demander que la responsabilité de la Ville soit examinée. Anne Hidalgo conteste fermement les accusations d’inaction.
Elle a assuré qu’il n’y avait eu de sa part ni volonté de dissimuler les faits ni volonté de protéger des responsables de violences.
L’ancienne maire reconnaît cependant la gravité de la situation et affirme ressentir une profonde douleur à l’idée que des prédateurs aient pu passer « entre les mailles du filet ».
Elle défend les procédures de prévention et de signalement mises en place durant ses deux mandats. Mais les familles veulent désormais savoir pourquoi ces dispositifs n’ont pas permis d’empêcher certains faits ni de repérer plus rapidement certains animateurs.
L’audition devant le Sénat doit donc tenter d’établir qui savait quoi, à quel moment et quelles décisions ont réellement été prises. Un exercice particulièrement sensible pour Anne Hidalgo alors que la question d’éventuelles responsabilités politiques et pénales est désormais clairement posée.
Depuis début 2026, 78 agents ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles, des chiffres traduisant un caractère "systémique" des violences, a reconnu récemment le nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire, qui a dit comprendre la "colère légitime" des familles.
Vos réactions
Circulez rien à voir .....
Elle devrait dire : "Je suis responsable de la mise en place de ces institutions qui ont failli ... je suis donc responsable"
responsable mais pas coupable
Elle devrait être en taule depuis longtemps. Mais nous sommes un pays de gauche.
Elle devrait dire : "Je suis responsable de la mise en place de ces institutions qui ont failli ... je suis donc responsable"
Vous avez évidemment raison, elle est responsable, au même titre que n'importe quel patron dans une entreprise qui doit répondre des erreurs ou malversations de ses employés. Même s'il n'était pas directement informé, sa responsabilité est de fait engagée. Ce n'est peut-être pas juste, mais c'est comme ça vu qu'il est le patron.
Evidemment dans le monde des politicards, il est étonnant que l'on entende toujours "je, je, je" quand il y a des félicitations à aller gratter, et "nous, nous, nous" dès lors qu'il faut reconnaître des manquements, des mensonges et des actes malveillants. Mais là on parle de charisme et de courage, et ils n'en ont pas beaucoup.
Elle devrait dire : "Je suis responsable de la mise en place de ces institutions qui ont failli ... je suis donc responsable"
En politique, le succès est individuel et l’échec est collectif, à l’inverse du monde de l’entreprise.
Elle va surement accuser l'extrême droite et le groupe Bolloré.
C'est bien entendu déjà fait, et pas seulement l'extrême droit mais à l'encontre de tous ceux qui osent lui poser des questions dérangeantes : à chaque fois que cette femme a été interpellée au titre de Maire de Paris, sa seule réponse était d'accuser ses interlocuteurs d'"obsédés par des pensées politiques", sous-entendu autres que les siennes bien évidemment.
Anne Hidalgo regrette ces violences envers ces enfants, et estime que ce sont les institutions qui ont failli dans la protection des enfants et que c'est "un échec collectif
Alors il faut poursuivre TOUS les dirigeants de ces institutions et leur staff, y compris la mairie, et inscrire ensuite toutes leurs déclarations où ils se chargent les uns les autre pour essayer de se dédouaner.
C'est grave ... il faut se mettre à la place des enfants et des parents on ne fait plus confiance dans ce monde de folie les coupables faut qu'ils soient mis en examen c'est très grave
Elle va surement accuser l'extrême droite et le groupe Bolloré.
On se demande surtout pourquoi le parquet ne la convoque pas et ne la met pas en examen.
Effectivement, je me suis fait la même réflexion. Pourquoi devant le Sénat (dont on connaît le peu de pouvoir, si ce n'est de produire beaucoup de papiers et les présenter dans de jolis dossiers) et pas devant la Justice, alors que des plaintes ont été déposées ? Je suppose et j'espère que cela suivra quand même, avec le risque que les informations gênantes pour l'un ou l'autre auront d'ici là disparu.
On se demande surtout pourquoi le parquet ne la convoque pas et ne la met pas en examen.
Je pense qu'elle devrait avoir beaucoup de mal à justifier les manquements, si ce n'est l'incompétence d'elle-même et de quelques autres, mais comme d'habitude elle ne sera responsable de rien. Le déni et le "surtout pas de vagues pour protéger nos Institutions" comme dit ci-dessous, ont encore de beaux jours devant eux.
C'est bien connu dans les milieux scolaires on ferme les yeux il ne faut pas faire de vague pour le paraitre de l'établissement
houu suremnt la prison !! mdr on y croit tous !! il y aura rien ...une tape sur les doigts et encore ..
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