Ugo Bernalicis Une femme et son amant comparaissent pendant cinq jours devant la cour d’assises du Puy-de-Dôme, à Riom, pour répondre de la mort du compagnon de la première, dans des circonstances que la justice estime préméditées. Tous deux sont actuellement détenus et seront jugés jusqu’au vendredi 18 septembre.
La principale accusée est poursuivie pour « assassinat » et « empoisonnement » commis sur son conjoint ou concubin, une circonstance aggravante prévue par le Code pénal. Son amant comparaît de son côté pour « assassinat » et « empoisonnement avec préméditation ».
Selon les éléments de l’enquête rapportés par la presse, les deux amants sont soupçonnés d’avoir préparé ensemble la mort de la victime plutôt que d’avoir agi sous le coup d’une impulsion. Le compagnon aurait dans un premier temps été empoisonné, avant que le projet criminel ne prenne une tournure encore plus violente.
L’accusation considère ainsi que les faits ne relèvent pas d’un simple homicide, mais d’un assassinat, qualification qui suppose l’existence d’une préméditation. L’enjeu du procès sera notamment de déterminer précisément le rôle joué par chacun des deux accusés dans la préparation et l’exécution du crime.
Les débats devront également revenir sur leur relation sentimentale et sur les échanges intervenus avant la mort de la victime, éléments susceptibles d’éclairer l’existence d’un éventuel plan concerté. Les expertises scientifiques et médico-légales devraient occuper une place importante pour retracer les différentes étapes ayant conduit au décès.
La défense pourra, de son côté, contester tout ou partie du scénario retenu par l’accusation ainsi que le degré d’implication attribué à chacun.
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