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11-Septembre - Le témoignage de Mikaël Benfredj, présent au pied des tours il y a 25 ans, dans "24h en France" sur CNews: "Ce jour-là, les gens hurlaient, couraient sur les taxis. On luttait pour notre vie" - VIDEO

Aujourd'hui, dans "24h en France", diffusé tous les jours entre 13h et 15h, Nelly Daynac proposait une page spéciale consacrée aux 25 ans du 11-Septembre alors que les Américains rendent hommage aujourd'hui aux victimes des attaques.

Mikaël Benfredj, auteur de "11 septembre, au pied des tours" et présent sous le World Trade Center le 11 septembre 2001, était sur le plateau pour livrer son témoignage. Ce jour-là, alors âgé de 19 ans, il réalise son dernier jour de stage chez Merrill Lynch, une grande banque d'investissement et de gestion de patrimoine américaine.

"Quand l'avion frappe la première tour, je crois d'abord à un accident. C'est une sidération. Ce n'est pas un accident banal, mais on ne s'imagine pas. A ce moment-là, on est dans un état de choc, mais on ne s'imagine pas que le monde va changer. On ne s'imagine pas qu'on vit un événement historique qui va faire basculer les États-Unis, qui va faire basculer l'Occident", débute-t-il.

Et d'ajouter : "A ce moment-là, je suis en train de traverser le passage piéton qui me sépare de la tour Nord. On est un mardi matin. Il fait un temps magnifique. Et puis j'entends le son de l'avion qui arrive".

"On voit l'avion arriver de loin. On l'entend parce que c'est un avion qui vole bas. Je me dis qu'il vole vraiment très bas. Et là boum ! Mais si vous voulez, c'est un boum qui, évidemment, fait peur, qui a fait reculer un peu tout le monde. On s'est tous décalés. Les gens qui s'apprêtaient à entrer dans la tour ont reculé. On s'est dit 'bon, on regarde, on cherche à comprendre'", se souvient Mikaël Benfredj.

Dès lors, les policiers, les pompiers et les secours commencent à arriver. "On voit finalement des flammes. On voit des morceaux d'aluminium qui tombent. Quand vous êtes au pied de cette tour qui fait 120 étages, on ne s'imagine pas du tout que la tour va s'effondrer. On ne s'imagine pas du tout que la journée ne va pas continuer normalement. On se dit que c'est un accident, qu'ils vont régler ça, que peut-être ils vont évacuer quelques personnes".

"En revanche, au moment du deuxième impact, tandis que j'essaie d'aller au bureau, je me retrouve encore plus près de la deuxième tour que je ne l'étais de la première. Et là, je vois littéralement l'avion me passer sur la tête puisqu'il a frappé encore plus bas que la première tour. Il a frappé autour du cinquantième étage. Cinquante étages, ce n'est pas haut quand c'est un avion de cette taille qui arrive à cette vitesse. On a l'impression qu'on peut le toucher des doigts", détaille-t-il. 

"Pour le coup, non seulement je suis plus près, non seulement l'impact je le vois directement. Là, c'est la fin du monde. Là, c'est la scène d'"Independance Day" que vous avez tous en tête. C'est les gens qui courent sur les taxis. C'est les gens qui hurlent, épaule contre épaule. On lutte pour sa vie à ce moment-là. Seulement quelques minutes après cette course, on peut commencer à se souffler un peu. Mais la sidération continue".

En plus des 2.977 personnes décédées aux Etats-Unis le jour des attentats, principalement à New York, plus de 9.400 autres sont mortes des suites de maladies liées à leur exposition, selon le programme fédéral de suivi médical.

 

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