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Sécheresse: La France métropolitaine compte encore 64.000 personnes qui sont privées d'eau du robinet, selon la ministre de la Transition écologique Monique Barbut

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Malgré quelques pluies et une baisse des températures, la sécheresse continue de provoquer d’importantes difficultés d’approvisionnement en eau potable en France. Quelque 64 000 personnes sont encore privées d’eau du robinet et doivent être approvisionnées par camions-citernes ou bouteilles d’eau, a annoncé la ministre de la Transition écologique Monique Barbut.

Ces habitants dépendent de ces distributions pour boire, préparer leurs repas ou encore se laver, conséquence directe des faibles précipitations et des canicules successives de ces derniers mois. La situation s’est légèrement améliorée depuis la semaine dernière, mais reste particulièrement préoccupante dans de nombreux territoires.

Au total, 6,4 millions de personnes dépendent actuellement d’une unité de distribution d’eau potable placée en vigilance, soit 223 000 habitants de plus qu’au 24 août. À ce niveau, l’eau continue normalement de couler au robinet, mais les ressources permettant d’alimenter le réseau montrent des signes de fragilité.

La situation des nappes phréatiques reste également inquiétante : 61 % d’entre elles affichent des niveaux inférieurs aux normales saisonnières. La France sort en effet de son été le plus chaud jamais enregistré, accompagné d’un important déficit de précipitations qui a fortement asséché les sols et les cours d’eau.

La situation hydrologique actuelle est même, selon la ministre, plus intense sur plusieurs indicateurs qu’à la fin août 2022, année jusqu’ici considérée comme une référence en matière de sécheresse. Si une amélioration est observée en Provence-Alpes-Côte d’Azur et localement dans le nord-ouest, une grande partie du pays reste soumise à des restrictions sur l’utilisation de l’eau.

Agriculteurs, pêcheurs, conchyliculteurs et industriels figurent également parmi les secteurs directement touchés par la raréfaction de la ressource. Le gouvernement veut désormais accélérer l’adaptation du pays, notamment en développant davantage la réutilisation des eaux usées traitées et la récupération des eaux pluviales.

Un groupe de travail spécifiquement consacré à l’eau doit alimenter le renforcement du plan national d’adaptation au changement climatique voulu par le gouvernement. Monique Barbut doit remettre ses conclusions au Premier ministre d’ici la fin septembre, avec l’objectif de réduire à l’avenir le nombre de territoires confrontés à des situations de crise.

 

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