Sébastien Delogu Gloria Steinem, journaliste, écrivaine et militante devenue l’un des principaux visages du féminisme américain, est morte mercredi à l’âge de 92 ans. "Elle s’est éteinte paisiblement à son domicile de New York, entourée de plusieurs de ses proches", selon l’annonce publiée par son entourage.
Née le 25 mars 1934 à Toledo, dans l’Ohio, elle connaît une enfance itinérante avant d’étudier les sciences politiques au prestigieux Smith College. Après ses études, elle passe deux années en Inde, une expérience qui contribue à façonner sa conception du militantisme et de l’action collective.
De retour aux États-Unis, elle se lance dans le journalisme et collabore notamment avec Esquire, Cosmopolitan et New York Magazine. Elle se fait particulièrement remarquer en 1963 lorsqu’elle se fait embaucher clandestinement comme « Bunny » dans un Playboy Club de New York afin d’enquêter sur les conditions de travail des employées.
À partir de la fin des années 1960, Gloria Steinem devient l’une des voix les plus visibles de la deuxième vague féministe américaine. Elle milite pour le droit à l’avortement, l’égalité salariale et professionnelle, mais aussi contre les violences faites aux femmes et les discriminations. En 1971, elle participe à la création du National Women’s Political Caucus, destiné à favoriser l’engagement et l’élection des femmes dans la vie politique américaine.
L’année suivante, elle cofonde Ms., magazine féministe qui devient rapidement une référence et permet de faire entrer de nombreux sujets liés aux droits des femmes dans le débat public. Au fil des décennies, son engagement s’élargit également à la lutte contre le racisme, aux droits LGBT+ et à différentes causes en faveur des droits humains.
Autrice de nombreux essais, elle raconte notamment son parcours et ses décennies de militantisme dans son autobiographie My Life on the Road, publiée en 2015. Son influence lui vaut de recevoir en 2013 la Presidential Medal of Freedom, l’une des plus hautes distinctions civiles américaines, remise par Barack Obama.
En 2021, elle reçoit en Espagne le prix Princesse des Asturies de la Communication et des Humanités pour son rôle dans la défense des droits des femmes.
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paisiblement , avec bonheur !! come tout les gens qui meurent bien sur !!
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