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Le stockage de gaz en France est à un niveau "relativement rassurant" en vue de l'hiver, mais les prix devraient être orientés à la hausse, affirme la présidente de la Commission de régulation de l'énergie

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La France aborde l’hiver 2026-2027 avec des réserves de gaz jugées « relativement rassurantes » par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), malgré un marché européen sous tension. Les installations françaises de stockage étaient remplies à un peu plus de 71 % à la fin du mois d’août, soit environ 88 TWh de gaz disponibles.

La présidente de la CRE, Emmanuelle Wargon, assure que les autorités restent vigilantes mais estime que les derniers indicateurs concernant la sécurité d’approvisionnement sont encourageants. La France vise désormais un remplissage d’au moins 85 % au début de l’hiver, seuil que les fournisseurs sont tenus d’atteindre pour les capacités qu’ils ont souscrites.

Le pays dispose au total d’environ 130 TWh de capacités de stockage souterrain, soit près d’un tiers de sa consommation annuelle de gaz. La situation française apparaît ainsi plus favorable que celle de l’ensemble de l’Union européenne, dont les réserves n’étaient remplies qu’à environ 65 % à la fin août.

L’Allemagne se trouve notamment dans une position plus délicate, avec des stockages remplis à seulement 53 %, tandis que les Pays-Bas restent sous la barre des 50 %. Mais les réserves souterraines ne constituent qu’une partie du dispositif permettant à la France de passer l’hiver.

Très dépendante des importations, elle peut compter sur les livraisons par gazoducs, notamment depuis la Norvège, mais également sur ses terminaux méthaniers permettant d’importer du gaz naturel liquéfié. La principale inquiétude concerne désormais moins la disponibilité physique du gaz que son prix sur les marchés internationaux.

Les tensions persistantes au Moyen-Orient et les incertitudes entourant les exportations de GNL du Golfe ont propulsé les cours européens à leur plus haut niveau depuis 2023. Cette envolée se répercute déjà sur les consommateurs français : le prix repère du gaz augmente de 5,6 % en septembre et atteint en moyenne 172,05 euros par MWh toutes taxes comprises.

Environ six millions de ménages disposant d’une offre indexée sur cet indicateur sont directement concernés, contrairement aux consommateurs bénéficiant temporairement d’un contrat à prix fixe. La France bénéficie toutefois d’un avantage pour son électricité grâce à la bonne disponibilité attendue du nucléaire, de l’hydraulique et des énergies renouvelables, limitant son recours aux centrales à gaz. 

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