01/09 10:50

Homophobie - Le policier Pierre Picavet violemment agressé ce week-end à Paris en sortant d’un bar gay raconte: "Il m'a poussé, je suis tombé en arrière. Il m’a dit : je vais te tuer sale pédé" - VIDEO

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Dans la nuit de vendredi à samedi, Pierre Picavet, policier et représentant des fonctionnaires LGBT+ auprès du ministère de l’Intérieur, a été victime d’une agression homophobe dans le quartier du Marais à Paris.

Invité ce matin de BFMTV, il a raconté son agression. "J'étais de sortie avec des amis dans un bar gay. A la sortie de ce bar à 4h du matin, je me dirigeais pour prendre les transports, quand j'ai croisé cet homme qui, au début, ce qui m'a semblé être une blague, m'a sauté dessus, je l'ai évité, je me suis retourné vers lui en faisant un sourire, et les premiers mots qu'il m'a dit c'est « je vais te tuer sale pédé »", s'est-il souvenu.

Et de poursuivre : "J'ai reculé, j'ai analysé un peu ce qu'il faisait, il avait à la main une bouteille de whisky vide. Il a avancé vers moi, il a recommencé à vouloir me frapper. Il a essayé de me frapper avec cette bouteille, je l'ai esquivé plusieurs fois, il s'est avancé, moi je me suis défendu, je lui ai mis un coup de poing au visage, parce que j'étais agressé à ce moment-là, il fallait que je me défende".

"Je lui ai sorti trois fois ma carte de police, parce que je savais que l'homme était alcoolisé, et à trois reprises pendant cette action, je lui ai sorti ma carte de police en lui disant « arrête, je suis flic, recule, bouge, arrête ». Et il n'a pas arrêté, jusqu'au moment où il a réussi à se rapprocher de moi, où je me suis rapproché de lui, c'est le moment où il m'a mis un coup de bouteille, une grosse bouteille de whisky très épaisse à la tête", a indiqué Pierre Picavet.

"J'ai saigné abondamment, j'ai commencé à vaciller, je ne comprenais plus ce qui se passait, il est passé devant moi, je l'ai attrapé, j'ai réussi à avoir ce réflexe, mais il m'a totalement immobilisé, et le seul moyen de défense que j'ai eu à ce moment-là, c'est de lui mordre la joue, et c'est ce que j'ai fait, et je lui ai mordu la joue gauche, j'ai mordu très fort, il m'a poussé, je suis tombé en arrière, je me suis cogné la tête, j'ai perdu connaissance quelques secondes, et je me suis réveillé dans les bras d'un jeune homme qui me disait "bouge pas, bouge pas, bouge pas", et je lui disais "arrête le, laisse-moi y aller"", s'est-il remémoré.

"Ce jeune homme, Benjamin, m'a vraiment sauvé. Il a vraiment été témoin de tout, parce que vous savez, j'aurais très bien pu être seul, isolé, et dire que j'ai présenté ma carte, que je me suis annoncé comme policier, que l'homme m'a dit que je vais tuer sale pédé et on aurait pu mettre ma parole en doute. Ce jeune homme était témoin de tout", a conclu Pierre Picavet.

Son agresseur, né en 2006, a été interpellé et placé en garde à vue. Le suspect, mis en examen pour violences aggravées, a été placé sous contrôle judiciaire.

 

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