nepal 17h37: Le bilan de la crue au Népal s'aggrave à 579 morts, selon les autorités
Le bilan au Népal s'est aggravé à 579 morts, alors que 1.924 personnes sont portées disparues, a annoncé l'autorité en charge de la gestion des situations d'urgence.
Les autorités chinoises ont pour leur part fait état de 5 morts sur leur territoire du Tibet, portant désormais le bilan provisoire total du désastre à au moins 584 morts.
14h48: Le point sur la situation
Le bilan de la catastrophe qui a frappé l’Himalaya continue de s’alourdir : au moins 552 personnes sont désormais mortes au Népal et au Tibet, après les gigantesques crues survenues mercredi. La police népalaise a annoncé vendredi avoir recensé 547 morts sur son territoire, tandis que les autorités chinoises font état de cinq victimes au Tibet.
Près d’un millier de personnes restent portées disparues dans les deux pays, laissant craindre une nouvelle augmentation du bilan dans les prochaines heures. Parmi elles figurent plusieurs centaines d’étrangers, notamment des touristes et des pèlerins qui se rendaient vers le mont Kailash, lieu sacré pour plusieurs religions.
La catastrophe aurait été provoquée par l’effondrement spectaculaire d’une masse de glace et de roches dans une zone glaciaire située près de la frontière sino-népalaise. Une énorme quantité d’eau, de boue, de rochers et de débris s’est alors engouffrée dans les vallées, détruisant bâtiments et infrastructures sur son passage.
Le niveau de la rivière Trishuli aurait augmenté de plusieurs mètres en seulement quelques dizaines de minutes, ne laissant pratiquement aucune possibilité de fuite à certaines populations. Des routes, des ponts et des installations hydroélectriques ont été détruits, compliquant considérablement l’accès aux secteurs montagneux les plus touchés.
Au Népal, les hélicoptères de l’armée sont mobilisés pour rechercher les disparus et acheminer de la nourriture et du matériel aux populations isolées. Les secours ont cependant dû être temporairement interrompus vendredi en raison d’une nouvelle menace : la formation d’un lac naturel retenu par des débris en amont de la zone sinistrée.
Son niveau a rapidement augmenté jusqu’à contenir plus de 2,5 millions de mètres cubes d’eau, faisant craindre une rupture brutale et une nouvelle vague destructrice. L’alerte a provoqué l’évacuation temporaire de sauveteurs au Népal comme au Tibet, avant que les opérations puissent reprendre lorsque le risque a été jugé maîtrisable.
La catastrophe a également frappé l’Inde : plusieurs corps présumés de victimes des crues ont été retrouvés à plusieurs dizaines de kilomètres en aval, dans l’État de l’Uttar Pradesh. Plus de 90 000 personnes seraient directement affectées par la catastrophe, tandis que l’aide humanitaire commence à parvenir dans les régions sinistrées.
Les scientifiques soulignent désormais la vulnérabilité croissante de l’Himalaya face à l’instabilité des glaciers et des lacs glaciaires, un phénomène susceptible d’être aggravé par la hausse des températures liée au changement climatique.
12h27: Près de 93.000 personnes pourraient avoir été affectées par les inondations meurtrières qui ont frappé mercredi une région frontalière entre le Népal et le Tibet, a indiqué vendredi la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), craignant que le bilan humain ne s’alourdisse.
« Le bilan des morts continue d’augmenter et nous craignons que d’autres victimes soient retrouvées », a déclaré à la presse à Genève depuis Katmandou David Fisher, chef de la délégation de la FICR au Népal.
« Les estimations actuelles suggèrent qu’environ 93.000 personnes pourraient avoir été touchées », a ajouté M. Fisher, sans être en mesure de fournir plus de précisions.
« Nous ne disposons pas des détails, malheureusement, car les évaluations approfondies n’ont pas encore été réalisées. Il s’agit d’une estimation fondée sur ce que nos antennes locales ont constaté lors de leurs échanges », a déclaré le responsable aux journalistes.
11h14: La Chine a offert vendredi à son voisin népalais de l’aider dans les opérations de secours lancées après la coulée de boue et la crue qui ont touché les deux pays mercredi.
« La Chine se tient prête à aider activement le Népal dans ses efforts de sauvetage et à fournir tout le soutien et l’assistance dont elle dispose », a dit le président Xi Jinping dans un message de condoléances adressé au président népalais Ram Chandra Paudel.
07h23: Quatre ressortissants français sont toujours portés disparus au Népal après les crues dévastatrices qui ont frappé le pays. Il s’agirait de trois femmes et d’un homme qui se trouvaient dans les zones touchées et dont les proches sont sans nouvelles. Environ 90 Français seraient actuellement présents au Népal, où les services diplomatiques français tentent de vérifier leur situation. Les autorités françaises sont en contact avec les autorités locales afin de localiser les ressortissants encore injoignables. À ce stade, aucun décès de ressortissant français n’a été officiellement annoncé.
What Actually Triggered the Nepal–Tibet Border Flash Flood?
— Deadly Kalesh (@Deadlykalesh) August 27, 2026
A massive ice and rock avalanche from a glacier triggered a chain reaction near the Nepal–China border. The avalanche and debris blocked the river, forming a temporary barrier lake. When the blockage gave way, a… pic.twitter.com/raaCcjQClO
06h19: Le bilan des crues dévastatrices qui ont frappé le Népal et le Tibet continue de s’alourdir de façon spectaculaire, avec désormais au moins 469 morts recensés au Népal. Trois autres décès ont été annoncés côté chinois, portant le bilan provisoire de la catastrophe à au moins 472 morts. Plus de 1.400 personnes sont toujours portées disparues dans l’ensemble de la région, et ce chiffre pourrait encore évoluer dans les prochaines heures.
La catastrophe s’est produite mercredi 26 août dans une région montagneuse située à la frontière entre le Népal et le Tibet. Un gigantesque glissement de terrain de plusieurs millions de mètres cubes de roche aurait entraîné dans sa chute une partie d’un glacier. Cette masse de glace, de roche et de débris a alors provoqué une crue soudaine d’une violence exceptionnelle dans plusieurs vallées himalayennes.
Des torrents d’eau et de boue ont emporté des maisons, des routes, des ponts et plusieurs installations hydroélectriques.
Des villages entiers ont été isolés et certaines zones restent extrêmement difficiles d’accès pour les secours. Plus de 3.200 personnes ont néanmoins déjà pu être évacuées ou secourues côté népalais. Des milliers de policiers, militaires et secouristes sont actuellement mobilisés pour tenter de retrouver les disparus.
Des hélicoptères et des chiens spécialisés sont notamment utilisés pour fouiller les immenses amas de boue et de débris.
Parmi les personnes toujours recherchées figurent plusieurs centaines de ressortissants étrangers. Des touristes, des randonneurs, des pèlerins ainsi que des travailleurs présents dans la région au moment de la catastrophe sont toujours sans nouvelles. Les autorités chinoises ont notamment annoncé 558 disparus dans le comté tibétain de Gyirong, parmi lesquels 260 étrangers. La situation reste d’autant plus inquiétante qu’une nouvelle catastrophe pourrait désormais se produire. D’immenses barrages naturels se sont formés à cause des roches et des débris charriés par les crues.
L’un de ces lacs de retenue contiendrait déjà entre 1,5 et 2 millions de mètres cubes d’eau. Les autorités craignent qu’il ne reçoive jusqu’à trois millions de mètres cubes supplémentaires dans les prochains jours en raison des pluies. Une rupture brutale du barrage naturel pourrait provoquer une nouvelle vague d’inondations dans les zones situées en aval.
Des équipes d’ingénieurs effectuent actuellement des reconnaissances aériennes afin de déterminer s’il est possible d’évacuer progressivement l’eau.
Les opérations de secours ont même été suspendues dans certaines zones chinoises en raison du danger. Le Premier ministre népalais Balendra Shah a assuré que le sauvetage des victimes et l’aide aux populations constituaient la priorité absolue du gouvernement. Plusieurs pays étrangers ont également proposé leur assistance au Népal.
Les scientifiques tentent parallèlement de comprendre précisément les causes de cet effondrement exceptionnel en haute montagne.
Les spécialistes soulignent que la fonte des glaciers et la déstabilisation des terrains en altitude rendent désormais certaines régions de l’Himalaya particulièrement vulnérables. Alors que les recherches se poursuivent, les autorités préviennent que le bilan humain, déjà extrêmement lourd, risque encore de s’aggraver.
This 3 min video of Nepal Flood, captures what became the last 3 mins for a many people in a small city and Trishuli Bazar.
— Abhishek Jha (@abhishekjha157) August 27, 2026
Everything disappeared in a flash. People, old and young, ran wherever they could, trying to escape the raging and imminent death.
Schoolchildren ran som… pic.twitter.com/t03O3kLXHY
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