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Reims : Deux hommes séropositifs, victimes de harcèlement et de menaces de mort, entament une grève de la faim contre la "sérophobie", devant le palais de justice de la ville

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Deux hommes vivant avec le VIH ont entamé aujourd'hui une grève de la faim devant le palais de justice de Reims avec comme objectif  attirer l’attention sur les discriminations visant les personnes séropositives et obtenir la reconnaissance de la « sérophobie » dans la loi.

À l’origine de cette initiative, Christophe Paco, un Rémois de 53 ans, s’est installé dès 8 heures devant les grilles du palais de justice. Il entend poursuivre son mouvement tant qu’une réponse politique concrète ne sera pas apportée.

Le militant réclame l’adoption, avant la fin du mandat d’Emmanuel Macron, d’un texte permettant de reconnaître spécifiquement la sérophobie et de renforcer la protection des personnes vivant avec le VIH.

Il faut préciser que cette grève de la faim n’est toutefois pas sans risque pour sa santé. En effet, Christophe Paco pèse actuellement 64 kilos et explique que son médecin lui a recommandé de ne pas passer sous la barre des 50 kilos. Une situation d’autant plus délicate que la prise de son traitement contre le VIH nécessite qu’il s’alimente. Malgré ces avertissements, il affirme être déterminé à poursuivre son action.

À travers cette mobilisation, il souhaite également porter la voix des personnes séropositives qui subissent des discriminations sans nécessairement pouvoir les dénoncer publiquement.

En parallèle de son action, Christophe Paco a lancé une pétition sur la plateforme OpenPetition afin de réclamer une évolution de la législation. Lundi à la mi-journée, celle-ci avait recueilli environ 3 600 signatures.

Le Rémois affirme par ailleurs être victime de harcèlement de la part d’un voisin en raison de sa séropositivité. Il indique avoir déposé plusieurs plaintes, qui auraient toutes été classées sans suite.

Dans la matinée, Nicolas Aragona a rejoint Christophe Paco devant le tribunal. Âgé de 37 ans, cet influenceur niçois est davantage connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme « Supersero ». Il rassemble plusieurs centaines de milliers d’abonnés, notamment sur TikTok et Instagram, où il sensibilise le public aux questions liées au VIH.

Nicolas Aragona affirme être régulièrement confronté à des campagnes de harcèlement en ligne, qui auraient gagné en intensité. Il évoque notamment des menaces de mort ainsi que des personnes se présentant à son domicile.

Selon lui, l’annonce de sa participation à la grève de la faim a également entraîné de nouvelles intimidations. Il dit notamment avoir reçu un message menaçant les deux militants d’une attaque à l’acide à Reims.

D’après les dernières données disponibles de Santé publique France citées dans l’article d’origine, environ 181 000 personnes vivaient avec le VIH en France en 2023. En 2024, quelque 5 100 personnes auraient découvert leur séropositivité.

 

 

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Portrait de micpec
25/août/2026 - 10h55

Total soutien contre la bêtise humaine !