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À peine investi, le nouveau président colombien Abelardo de la Espriella, dirigeant de droite dure, a dû faire face ce week-end à deux attaques ayant fait un mort et plusieurs blessés

À peine investi, le nouveau président colombien Abelardo de la Espriella, dirigeant de droite dure, a dû faire face à deux attaques ayant fait un mort et plusieurs blessés. Dans le département de Cesar, dans le nord du pays, un policier a été tué lors d’une attaque menée contre un poste de police.

Selon les autorités, les assaillants ont utilisé des drones chargés d’explosifs pour frapper les forces de l’ordre. Cette méthode d’attaque est utilisée de manière croissante par certains groupes armés colombiens, notamment contre les forces de sécurité. Au même moment, une seconde attaque a frappé le sud-ouest du pays.

Près de Cali, un véhicule chargé d’explosifs a détoné au niveau d’un péage de la route panaméricaine, blessant légèrement deux agents de sécurité.

L’armée colombienne attribue cet attentat à des factions dissidentes des anciennes Farc, qui avaient refusé l’accord de paix conclu en 2016. Le secteur est notamment marqué par la présence de groupes liés à Iván Mordisco, considéré comme l’un des guérilleros les plus recherchés du pays.

L’explosion a fortement endommagé le péage et soufflé les vitres de plusieurs habitations situées à proximité. « Nous sommes tous sous tension, assez tendus et nerveux », a expliqué à l’AFP un pompier habitant près du lieu de l’attaque. Ces violences interviennent dans un contexte particulièrement symbolique puisque la cérémonie d’investiture d’Abelardo de la Espriella s’était justement déroulée vendredi à Cali.

Le nouveau président avait profité de son discours pour lancer un avertissement très ferme aux groupes armés. Il leur avait donné deux possibilités : se soumettre à la loi ou affronter les forces de sécurité colombiennes.

Élu sur un programme particulièrement dur en matière de sécurité, Abelardo de la Espriella veut rompre avec la politique de « paix totale » mise en œuvre par son prédécesseur Gustavo Petro.

Il promet notamment de renforcer l’armée et la police, de construire de nouvelles prisons de haute sécurité et de mener une offensive contre les guérillas et les organisations liées au narcotrafic.

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Vos réactions

Portrait de PhilRAI
10/août/2026 - 10h39

C'est ce qui va arriver en France si on continue de laisser faire les narcotrafiquants .