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L’ancien secrétaire d’État écologiste Jean-Vincent Placé va être jugé en octobre pour agressions sexuelles sur deux femmes et de harcèlement sexuel aggravé par un abus d’autorité

L’ancien secrétaire d’État écologiste Jean-Vincent Placé sera jugé le 29 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris. Âgé de 58 ans, il devra répondre d’agressions sexuelles sur deux femmes et de harcèlement sexuel aggravé par un abus d’autorité. Un juge d’instruction avait ordonné son renvoi devant le tribunal en novembre 2025, après quatre années de procédure.

L’affaire avait débuté en novembre 2021 par la plainte d’une ancienne collaboratrice, dont le prénom a été modifié. Cette femme affirme avoir subi pendant plusieurs mois des remarques et des comportements à caractère sexuel.

Elle accuse notamment son ancien supérieur de lui avoir touché la poitrine lors d’un déplacement officiel à Séoul, en mai 2016. À l’époque, elle travaillait auprès de lui au Sénat, puis au secrétariat d’État à la Réforme et à la Simplification.

Une deuxième femme, sans lien professionnel avec Jean-Vincent Placé, dénonce des faits survenus en Corée du Sud en mars 2017.

Elle affirme qu’il lui aurait touché les seins et les cuisses, avant de tenter de placer une main entre ses jambes.

Selon l’ordonnance de renvoi, les deux épisodes se seraient déroulés lors de déplacements à l’étranger et dans un contexte d’alcoolisation. Le magistrat instructeur estime que les accusations décrivent un mode opératoire similaire d’une affaire à l’autre.

L’avocat des plaignantes, Me Tewfik Bouzenoune, évoque une procédure longue, éprouvante et marquée par de nombreux recours. Il présente l’audience du 29 octobre comme une « heure de vérité » attendue avec impatience par ses clientes. Jean-Vincent Placé conteste fermement l’ensemble des nouvelles accusations et reste présumé innocent jusqu’au jugement. Ses avocates assurent qu’il s’expliquera sans détour devant le tribunal afin de faire reconnaître son innocence.

L’ancien responsable politique a cependant déjà été condamné pour harcèlement sexuel dans une autre affaire.

En mars 2021, il avait écopé de 5 000 euros d’amende après avoir tenté d’embrasser une gendarme contre son gré en 2016. Il avait alors reconnu les faits dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

En septembre 2018, il avait également été condamné à trois mois de prison avec sursis et 1.000 euros d’amende pour violences, outrage et injure raciale lors d’une soirée alcoolisée à Paris.

Le procès d’octobre devra désormais déterminer si les accusations des deux plaignantes sont suffisamment établies pour entraîner une nouvelle condamnation.

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Vos réactions

Portrait de American64
5/août/2026 - 08h55

Placé,Placé en garde à vue !

Portrait de KawahIjen
4/août/2026 - 11h08

et pendant ce temps la , bruel  , 30 plaintes ??? , passe son été tranquillement , en vacances meme ?