fort boyard La canicule de la fin du mois de juin 2026 a eu des conséquences particulièrement graves pour les animaux de compagnie. Selon les données communiquées par le réseau 31.15 Urgences Vétérinaires, les décès liés aux coups de chaleur ont augmenté de 56,8%. Cette progression a été constatée entre la seconde quinzaine de juin, du 16 au 30 juin, et les quinze premiers jours du même mois. Le chiffre ne correspond donc pas à une augmentation de 56,8 % de tous les décès d’animaux en France.
Il concerne uniquement les animaux pris en charge dans les structures affiliées au réseau privé 3115 Urgences Vétérinaires. Ce réseau affirme néanmoins couvrir un territoire représentant plus de 40 millions de Français.
Dès le début de la vague de chaleur, les vétérinaires avaient constaté une forte augmentation du nombre d’appels. Le 25 juin, 1 007 appels ont notamment été enregistrés en vingt-quatre heures en Île-de-France.
À la même période en 2025, le réseau avait reçu 546 appels sur une durée comparable.
Pendant la journée du 24 au 25 juin, 18,9 % des animaux pris en charge dans ses structures sont décédés. Le taux de mortalité moyen observé en juin 2025 était d’environ 9 %, sur 4 532 interventions. Les vétérinaires estiment que ces données peuvent même sous-évaluer la réalité. Certains animaux meurent en effet à leur domicile ou pendant leur transport, avant d’arriver dans une clinique.
Les chiens sont les animaux les plus souvent victimes d’un coup de chaleur, notamment pendant les promenades. Même lorsque l’air commence à se rafraîchir, le goudron peut conserver une température comprise entre 50 et 70 degrés.
Les chiens de petite taille ou à pattes courtes sont davantage exposés, car leur corps reste très proche du sol brûlant. Les races à museau aplati, comme les bouledogues et les carlins, régulent également moins facilement leur température. Les animaux âgés, obèses, cardiaques, diabétiques ou souffrant d’insuffisance rénale sont particulièrement vulnérables.
Les chats résistent généralement mieux en limitant spontanément leurs mouvements, mais ils peuvent également être victimes de la chaleur. Un chat qui commence à haleter doit d’ailleurs être considéré comme étant déjà en situation de coup de chaleur. Les lapins, cochons d’Inde et autres petits animaux disposent eux aussi de capacités de régulation thermique limitées.
Les premiers symptômes sont un halètement très rapide, une salivation excessive, des vomissements, une diarrhée ou une démarche anormale.
Dans les cas les plus graves, l’animal peut être victime de convulsions, perdre connaissance ou mourir en dix à quinze minutes. Il faut alors le placer immédiatement au frais, commencer à le refroidir progressivement avec de l’eau fraîche mais non glacée et contacter un vétérinaire sans attendre.
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