nancy Selon les chiffres publiés par l’Association du transport aérien international (Iata), le trafic aérien de passagers a reculé de 2,2 % en mai sur un an, exprimé en passagers-kilomètres payants, l’indicateur de référence du secteur. L’organisation, qui regroupe plus de 370 compagnies assurant environ 85 % du trafic mondial, confirme ainsi le retournement observé en avril, premier mois de baisse depuis la reprise post-Covid.
La dégradation tient d’abord aux perturbations provoquées par le conflit au Moyen-Orient, qui ont entraîné annulations, déviations et réorganisations de routes. Mais elle ne s’y limite pas.
«Nous avons aussi vu une contraction de la demande, par rapport à l’année précédente, à la fois en Amérique du Nord et en Asie, largement liée aux conditions des marchés intérieurs aux États-Unis et en Chine», a relevé Willie Walsh, directeur général de l’Iata.
Autre facteur de crispation : le prix des billets. Au départ de France, la hausse est nette. Selon l’indice publié par le ministère chargé des Transports, les tarifs aériens ont progressé de 8,7 % en mai 2026 sur un an, toutes destinations confondues, dans un contexte persistant de kérosène cher et de tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Sur les cinq premiers mois de l’année, la hausse reste plus mesurée, à 1,6 %, mais le coup d’accélérateur de mai confirme la pression exercée sur les voyageurs.
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