02/07 07:31

Le trafic aérien de passagers a reculé de 2,2 % en mai sur un an en raison de la forte hausse des prix des billets et des tensions dans plusieurs régions du monde

Selon les chiffres publiés  par l’Association du transport aérien international (Iata), le trafic aérien de passagers a reculé de 2,2 % en mai sur un an, exprimé en passagers-kilomètres payants, l’indicateur de référence du secteur. L’organisation, qui regroupe plus de 370 compagnies assurant environ 85 % du trafic mondial, confirme ainsi le retournement observé en avril, premier mois de baisse depuis la reprise post-Covid.

La dégradation tient d’abord aux perturbations provoquées par le conflit au Moyen-Orient, qui ont entraîné annulations, déviations et réorganisations de routes. Mais elle ne s’y limite pas.

«Nous avons aussi vu une contraction de la demande, par rapport à l’année précédente, à la fois en Amérique du Nord et en Asie, largement liée aux conditions des marchés intérieurs aux États-Unis et en Chine», a relevé Willie Walsh, directeur général de l’Iata.

Autre facteur de crispation : le prix des billets. Au départ de France, la hausse est nette. Selon l’indice publié par le ministère chargé des Transports, les tarifs aériens ont progressé de 8,7 % en mai 2026 sur un an, toutes destinations confondues, dans un contexte persistant de kérosène cher et de tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Sur les cinq premiers mois de l’année, la hausse reste plus mesurée, à 1,6 %, mais le coup d’accélérateur de mai confirme la pression exercée sur les voyageurs.

Ailleurs sur le web

Vos réactions